Pour réaliser leur projet immobilier, les bailleurs sociaux font appel à des architectes, comme Benoît Andrier du cabinet Sterenn Architectes, basé à Paris et à Caen. Un professionnel qui est actuellement chargé du projet immobilier porté par Alcéane, La Limmat, situé à l’intersection des rues Aristide-Briand et de Zurich au Havre. Cette résidence comprend vingt logements et une cellule commerciale. Un projet d’un bailleur social que les architectes appréhendent différemment d’un projet émanant d’un promoteur.
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if (‘cxSegments’ in localStorage) {
/* Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur */
let cx = localStorage.getItem(« cxSegments »),
valueCx = cx.split(« , »),
valueCxLimited = [],
charLength = 0,
limit = 2000;
/* Limitation de la longueur de la chaine de caractère */
for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) {
charLength = charLength + valueCx[i].length;
if (charLength {
let nameEQ = name + « = »;
let ca = document.cookie.split(‘;’);
for (var i = 0; i < ca.length; i++) {
var c = ca[i];
while (c.charAt(0) == ' ') c = c.substring(1, c.length);
if (c.indexOf(nameEQ) == 0) return c.substring(nameEQ.length, c.length);
}
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};
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var dtkEmbed = document.currentScript.parentNode;
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if (window.dtkCxSegments) dtkUrl.searchParams.set('tagparam', tagparamValue);
dtkIframe.src = dtkUrl.toString();
dtkEmbed.appendChild(dtkIframe);

Travailler un projet confié par un bailleur ou par un promoteur, quelle est la différence ?
« La grosse différence est que le bailleur s’inscrit plus dans la durée puisqu’il va garder les logements : il les loue à ses locataires. Alors que le promoteur a une échéance à court terme : elle est de livrer les appartements à ses acquéreurs. Et il se soucie un petit peu moins de la pérennité de l’ouvrage. Le promoteur est dans le maquillage, c’est davantage de la poudre aux yeux qu’on envoie en mettant des petites choses clinquantes. On met par exemple des poignées en laiton : ça brille, mais ce n’est pas forcément meilleur qu’une bonne poignée en acier ou en inox brossé, qui est plus solide et plus pérenne. (…) Il y en a un qui doit gagner de l’argent et l’autre qui ne doit pas en perdre. »

Les matériaux utilisés sont-ils les mêmes ? On pense notamment aux matériaux biosourcés…
« C’est un sujet dont les promoteurs se fichent pas mal : ils font plutôt du greenwashing. Alors qu’un bailleur est dans une démarche vraiment durable. Il s’investit sur des problématiques écologiques, en mettant un degré d’exigence dès le concours. La réglementation thermique doit être respectée, voire il va demander mieux que ce qui est réglementairement exigible. Avec des objectifs, par exemple, d’arriver à atteindre 20 % de consommation en moins.
C’est ce qu’on fait par exemple dans le cadre du projet de construction La Limmat au Havre. Nous recherchons des matériaux biosourcés, naturels plutôt que de chercher des produits économiques, souvent pas du tout écolos. Le bailleur anticipe alors que le promoteur se contente de cocher la case et de dire : je suis conforme.
Il y a aussi un vrai sujet de préoccupation du confort et des utilisateurs futurs, en cherchant à leur donner des petites choses en plus. Comme un hall un peu plus grand, des services qui sont faciles d’accès. Moins de possibilités de dégradations aussi, parce que parfois les populations sont un peu plus sensibles. Avec un choix de matériaux plus solides, on est alors moins sur de la décoration ».

En quoi les exigences sont-elles différentes ?
« Le promoteur va plutôt mettre de l’argent dans les logements en eux-mêmes. En utilisant des matériaux plus nobles. Parce que c’est ce que la personne achète, c’est là où elle se projette. Mais il va moins en mettre sur les façades. On est sur l’économie plutôt sur les extérieurs, alors que c’est l’inverse chez le bailleur. Pour les logements sociaux, on est sur du standard. C’est souvent du sol plastique, des douches carrelées assez basiques… C’est un peu moins qualitatif, même si c’est robuste. »
Qu’est-ce que vous pouvez vous permettre avec un bailleur, que vous ne pouvez pas avec un promoteur ?
« Chez un promoteur, tout est très codifié : la surface de l’appartement doit faire telle taille, il ne faut surtout pas faire telle chose parce que ça pourrait être plus compliqué à vendre… Le bailleur a aussi des exigences : les surfaces de logement sont bien encadrées… On ne fait pas non plus ce qu’on veut, mais on peut s’autoriser un petit geste architectural qui va amener un petit plus à l’appartement que le bailleur accepte. Parce qu’il est plus libre, puisqu’il construit pour lui. Il n’a pas à le vendre, contrairement au promoteur. »
Avez-vous remarqué une évolution dans la réalisation des logements sociaux ?
« La tendance aujourd’hui des bailleurs – et c’est dommage – est de moins en moins construire, et de plus en plus acheter des bâtiments construits par des promoteurs. Ils leur laissent une partie des appartements ou tous les appartements, c’est ce qu’on appelle des ventes en bloc. »
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