Découvrez tout
l’univers TF1 INFO
Publié le
Source : La matinale
Une bien mauvaise nouvelle pour les futurs acquéreurs. Depuis 2020, le pouvoir d’achat immobilier a sérieusement reculé. Au point que les Français ont tout simplement… perdu une pièce. D’après une étude de SeLoger publiée mercredi 18 février, « les ménages ont perdu en moyenne 11 m² depuis 2020, soit plus d’une pièce »
.
Il faut dire que l’actuel mandat des maires 2020-2026 a été marqué par une profonde crise de l’immobilier. Les transactions ont d’abord freiné sous l’effet des confinements mis en place face à la crise sanitaire liée au Covid-19, puis la crise inflationniste a comprimé le porte-monnaie, avant d’entraîner un bond des taux d’intérêt. Depuis, le secteur a repris un peu de souffle, mais ce n’est pas sans conséquences sur les acheteurs.« Il y a eu une période d’euphorie avant 2023, puis une phase d’ajustement largement contrainte par le renchérissement du crédit »
, explique Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger, citée dans le communiqué (nouvelle fenêtre). « L’évolution globale se traduit par un net recul du pouvoir d’achat immobilier. Entre février 2020 et février 2026, la surface accessible recule en moyenne de 11 m² pour un ménage type, malgré une hausse des revenus moyenne de 22%, principalement sous l’effet de la remontée des taux d’intérêt (+2,4 points). »
Ce phénomène est visible partout en France… à l’exception de deux des plus grandes villes du pays. À Paris, les acheteurs ont gagné environ 2 m² sur la période, et même 3 m² à Lyon. « Dans ces villes, la baisse des prix observée ces dernières années, et notamment dès la fin de la crise sanitaire pour Paris, a partiellement compensé la hausse des taux »
, pointe SeLoger. « Paris et Lyon enregistrent, en effet, les baisses de prix les plus fortes, ces six dernières années avec respectivement -8,7% et -6,7%. »
En revanche, dans d’autres villes, le choc est bien plus important. « Quimper et Le Mans enregistrent la perte de pouvoir d’achat immobilier la plus importante avec chacune une perte de 41 m² entre 2020 et 2026. Une perte directement corrélée à l’envolée des prix immobiliers constatée dans ces communes sur la période. »
Lire aussi
Qu'est-ce que le "dispositif Jeanbrun", l'idée du gouvernement pour relancer le marché immobilier ?
Paradoxalement, la situation inverse se produit pour les locataires. « Entre 2020 et 2026, la surface accessible en location progresse de 5 m² malgré la hausse des loyers, en raison de la hausse moyenne des revenus, qui peut être néanmoins disparate selon les emplois »
, rapporte SeLoger. « Mais ce gain apparent masque une réalité plus contrastée : dans de nombreuses villes, la concurrence entre locataires s’intensifie, rendant l’accès au logement plus difficile. »
Sur le
même thème
Tout
TF1 Info