La municipalité de gauche vient de signer un protocole de deux ans avec une filiale d’Action Logement Immobilier afin d’identifier et de racheter des pavillons susceptibles d’être transformés en espaces de coliving. Un mode de logement qu’elle juge trop onéreux.
À première vue, ce pourrait être une maison comme les autres : une cuisine avec un grand plan de travail, un salon et son coin télé, une grande cour… Sauf qu’il n’y a pas un frigo mais six, qu’on y trouve des étendoirs placés pêle-mêle entre les canapés et qu’on y dénombre 23 chambres. Fin 2025, la société belge Colive a ouvert un coliving de 450 m2 rue de l’Église, en plein cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis), en lieu et place d’un vieil immeuble de sept logements qui a été entièrement transformé.
Le coliving propose une sorte de colocation sur-mesure à ses habitants, qui passent par des sociétés privées pour louer une chambre dans un logement meublé où tout est géré par le bailleur. « Ici, avec notre loyer, on paye à la fois notre chambre, les charges, Internet, une femme de ménage qui vient une fois par semaine nettoyer les parties communes, un abonnement Netflix, l’accès aux espaces communs plus une salle de coworking », énumère Paloma. Cette étudiante grenobloise de 24 ans a emménagé là pour suivre une alternance. Le coût de son loyer ? 795 euros pour une chambre de 9 m2 avec une salle de douche.
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