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Le notaire et porte-parole de la Chambre des notaires de l’Ouest, Nicolas Bosquet. © Ouest-France
« Aujourd’hui, les prix ont reculé suffisamment pour gommer l’intégralité des hausses enregistrées depuis 2020 et accentuées par la période post-Covid. C’est en réajustant les prix à un niveau compatible avec les budgets des ménages que le marché local sera plus porteur.
« Cette détente a immédiatement produit ses effets : les acquéreurs reviennent, et la fluidité du marché s’améliore. La dynamique observée en 2025 confirme une réalité simple : lorsque les prix se réajustent, l’activité repart, les volumes de transaction augmentent comme le montrent les chiffres. La baisse des volumes de transaction de l’ordre de 30 à 40 % entre la rentrée 2022 et 2024, le point le plus bas, s’explique par la conjonction de multiples facteurs : des taux de crédit bas, dispositifs d’aides comme MaPrimeRenov, surchauffe post-Covid.
Un phénomène de correction, pas d’effondrement des prix
« Actuellement l’inflation reflue, la croissance se stabilise, la région peut retrouver un marché immobilier dynamique. L’Ille-et-Vilaine, la métropole rennaise et le littoral de la Côte d’Émeraude demeurent des territoires de forte attractivité à l’instar de la Bretagne historique. Nous ne sommes pas face un phénomène d’effondrement des prix mais de correction qui fait que les acquéreurs peuvent accéder au marché immobilier et les vendeurs, réaliser leur transaction dans un délai raisonnable. Un ajustement de l’offre et de la demande en somme. Certains biens rares comme les maisons à Rennes, restent dans une fourchette de prix élevés. Les volumes de transactions le démontrent avec 459 maisons vendues à Rennes contre 2 550 appartements vendus dans l’ancien en 2024.
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« Dans l’ancien, les appartements notés E-F-G au DPE sont sanctionnés en termes de prix de vente. Les acquéreurs sont conscients de l’état du bien, des enveloppes élevées de travaux. La rénovation coûte cher et un chantier n’est pas simple à gérer.
« Sur la Côte Émeraude, on retrouve des communes en haut du classement sur les cinq départements de la Bretagne historique. À Saint-Briac-sur-Mer, Dinard, Saint-Malo, les prix médians restent élevés. Ce marché prisé par les ménages extra-régionaux est entretenu par la LGV et la desserte du littoral, phénomène que l’on ressent également dans les Côtes-d’Armor. Un sujet important pour les équilibres régionaux va consister à maintenir d’un prix médian accessible aux locaux. »
L’ambiance / le décor
Le rapport qualité / prix
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Les applications mobiles du groupe SIPA Ouest-France disponibles en téléchargement