La restauration d’une partie du chevet de la cathédrale de Reims s’achève après deux ans de travaux. L’État a investi plus de 3,6 millions d’euros pour rénover le bâtiment le plus visité de la cité des sacres. Et ce n’est pas terminé.
Une vieille dame de près de 700 ans, on en prend soin. Chef-d’œuvre de l’art gothique, célèbre pour son architecture flamboyante et son incroyable statuaire, la cathédrale Notre-Dame de Reims vient de connaître une nouvelle phase de restauration, débutée en janvier 2022.
L’État n’a pas hésité à consacrer plus de 3,6 millions d’euros pour rénover deux travées du chevet, soit l’arrière de l’édifice, dans la continuité des précédentes interventions sur la couverture du chœur, réalisées entre 2016 et 2018, moyennant 1,6 million d’euros. « Le chantier est presque terminé, le démontage des échafaudages a commencé et doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois de février », livre Isabelle Wintrebert, chargée de communication à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) du Grand-Est.
Si la réfection des couvertures en plomb datant de 1927 était la partie la plus urgente de ce chantier, eu égard aux signes de faiblesse révélés après un diagnostic de 2010, d’autres opérations ont été menées. Maçonnerie, sculpture décorative, vitraux… Les interventions ont été nombreuses afin de conserver l’intégrité et l’esthétique du bâtiment visité par 1,6 million de personnes chaque année.
L’ange « CN4 », pour « contrefort Nord 4 », a bénéficié de ces restaurations. « Il y a toute une série d’anges qui encerclent la cathédrale à chaque arc-boutant. On dit qu’ils la protègent, explique Martin Vanbremeersch, architecte de l’agence de Ponthaud. L’ange en question avait perdu sa tête dans les années 1990, mais on l’a retrouvée un peu par hasard dans les réserves du palais du Tau. »
Haut d’environ 3,50 mètres, l’ange a été déposé et un moulage a été réalisé à partir d’une photo prise à la fin du XIXe siècle. « On est très satisfait car c’est une restitution très fidèle. C’est un aspect emblématique de ce chantier », se réjouit l’architecte. En revanche, d’autres statues datant du XIIIe siècle, plus petites, ont été simplement restaurées ou consolidées. « La grande majorité des sculptures est d’origine médiévale, révèle Martin Vanbremeersch. C’est ce qui fait toute l’authenticité de la cathédrale de Reims. »
Ce chantier terminé, un autre débutera à l’opposé et sera un peu plus visible des visiteurs. Il s’agira de la restauration du portail central et des statues monumentales associées qui devrait débuter d’ici à quelques semaines.
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