Reçus par un conseiller du ministre de la Transition écologique à l'occasion du déplacement de Christophe Béchu dans l'Aude le mardi 23 août, la Confédération paysanne et Montagne Noire Avenir affichent leur scepticisme sur les priorités affichées, notamment sur le sujet de la ressource en eau. Avec le sujet du golf de Fontiers-Cabardès au coeur des préoccupations.
Moins d'une semaine après le déplacement dans l'Aude du ministre de la Transition écologique, la Confédération paysanne et l'association Montagne Noire Avenir, en première ligne contre le projet de complexe immobilier golfique de Fontiers-Cabardès, conservent un souvenir amer de l'entretien avec un conseiller de Christophe Béchu. C'est en préfecture, dans la matinée du mardi 23 août que le syndicat agricole et l'association ont été reçus par Simon Karleskind, Conseiller territorialisation et innovation, et la secrétaire générale et sous-préfète, Lucie Roesch. Une discussion que Robert Curbières, Anne Lesné et Justine Bianconi remettent en perspective à la lecture des déclarations du ministre sur le terrain, demandant à "éviter de faire le buzz sur l'arrosage des greens, les jets privés et le reste", appelant notamment à se consacrer à "la lutte contre le gaspillage de l'eau" et aux "20 % de fuites".
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Difficile à avaler pour Anne Lesné, cosecrétaire de MNA : "Ce qui me choque, c'est que Christophe Béchu essaye de focaliser l'attention sur les fuites. Bien sûr qu'il faut y faire attention, mais ce sujet est une goutte d'eau dans l'océan des risques qui concernent la ressource en eau." Et d'évoquer appauvrissement et artificialisation des sols. Des dangers sur lesquels Robert Curbières, de la Conf', rebondit, en insistant sur la nécessité de "préserver l'eau, qui doit revenir en priorité à l'alimentation humaine et à la production nourricière". Une position qui prend tout son sens dans le contexte audois, plus particulièrement sur le dossier du golf : "Ce qui se joue à Fontiers-Cabardès, c'est un conflit d'usage de l'eau", résume Justine Bianconi, elle aussi cosecrétaire de MNA et porte-parole de la Conf'. Au sortir d'un été marqué par une sécheresse historique et une succession d'arrêtés préfectoraux instaurant des restrictions, l'agricultrice rappelle les enjeux : "L'eau de la Montagne Noire, c'est un bassin-versant qui approvisionne pour partie les consommateurs carcassonnais. Comme le ministre pourra-t-il assumer de laisser se développer un golf et qu'en parallèle des restrictions soient imposées ? On défend le partage de l'eau, pas un accaparement pour des intérêts privés."
Citant un rapport du Sénat (daté de 2002, ndlr), Anne Lesné pointe l'enjeu : "Un golf de 18 trous a une consommation moyenne de 5.000 m3/jour, ce qui correspond aux besoins d'une collectivité de 12 000 habitants." Une donnée récemment réfutée par la Fédération de golf, qui évoquait "des chiffres 36,5 fois supérieurs à la réalité". Une guerre des chiffres qui n'enlève rien à la réalité du futur. C'est cette fois le Département que cite Anne Lesné : "Il estime que les besoins augmenteront d'ici 2030 de 6 millions de m3 d'eau pour répondre aux besoins des Audois, pour leur consommation, leurs usages domestiques et pour l'irrigation des cultures."
 
337 pages de rapport, et 10 autres consacrées à sa conclusion et à son avis motivé. Le 10 août, la commissaire enquêteur a mis un point final à l'enquête publique menée du 7 juin au 12 juillet et consacrée au plan local d'urbanisme (PLU) et à l'abrogation de la carte communale de Fontiers-Cabardès. Avec un avis favorable, qui ouvre donc la voie à l'adoption en conseil municipal d'une délibération instaurant ce PLU, notamment consacré au projet de golf. Un sujet qui a suscité 111 contributions défavorables et pour lequel le commissaire enquêteur précisait dans sa conclusion : "Il s'agit seulement de la délimitation des zones et non pas de la création du complexe golfique qui doit encore être soumis à étude d'impact, permis d'aménager et dossiers loi sur l'eau et défrichement." Pas de quoi faire changer d'avis Montagne Noire Avenir et la Conf' : "Cela frise la folie d'accepter une telle artificialisation des terres et d'autoriser l'usage de l'eau pour un golf", dénonce Robert Curbières.
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Vous avez raison madame, et maintenant avec le conflit ukrainien et la pénurie de gaz , les écologistes d’extrême gauche, nous mettent dans la dépendance énergétique , ils ont fait fermer deux centrales nucléaires , bloquer l’extraction du gaz de schiste qui se fait dans des pays Europeen, des blocages de projet de lbarrage ….
La confédération paysanne sont des gens dangereux car ils n’ont aucune vision économique , pas d’esprit d’ouverture et d’analyse et de plus ils sont contre tout et vivent de nos impôts
O
Heureusement que ces gens rétrograde de la confédérions paysanne sont peu écoutées et pas prises au sérieux , ils vivent avec nos impôts et ne fabriquent aucune richesse, heureusement que ces gens n’existaient pas à l’époque, car on aurait pas de barrage hydroélectrique, pas de centrale nucléaire, pas d’autoroute, pas de voiture , pas d’aéroport, pas de stade …

Ce projet de golf est une aberration par ces temps de sécheresse. Il faut aussi revoir les modes de production agricoles qui ne doivent plus polluer les nappes phréatiques.

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