Lire le
journal
Lire le
journal
Se connecter
La cession à venir d’un local commercial de l’avenue de la République a donné lieu à de longs échanges lors du dernier conseil municipal de Toulon. Vendredi dernier, les élus étaient appelés à voter pour l’acceptation d’une offre d’achat formulée par la société Var aménagement et développement (VAD).
Celle-ci proposait d’acquérir au prix de 21.000 euros le bien du centre ancien, désaffecté depuis de longues années, et appartenant à la commune. Propriétaire d’un immeuble mitoyen, l’aménageur souhaite en effet réaliser un local commercial traversant entre la rue Victor-Micholet et le 27 avenue de la République, en acquérant donc les murs du vieux local.
Mais cet achat a fait tiquer l’opposition. Amaury Navarranne, conseiller municipal du groupe Rassemblement national, a même demandé que la délibération soit retirée. « On parle d’un local estimé à 30m². C’est ce que comporte la fiche des Domaines. Mais personne ne s’est déplacé pour aller le mesurer! », a-t-il lancé en préambule.
Avant d’enchaîner, remettant en question le montant de la transaction: « Le local est situé dans l’une des zones les plus visibles de la commune, en rez-de-chaussée. L’estimation est faite à 21.000 euros. Ça ne choque personne?! […] On va le vendre à VAD, dont les comptes ne sont pas en difficulté. Quel signal donne-t-on au marché de l’immobilier? Si j’étais commerçant, je trouverais ça très injuste. »
Pierre-Jacques Depallens, du groupe Un vrai cap pour Toulon, a ensuite pris le relais. « Toulon, bon acheteur, mauvais vendeur. La plupart des biens immobiliers vendus par la mairie accusent des pertes », a-t-il asséné en citant plusieurs exemples.
L’adjoint au maire Robert Cavanna a lui riposté en citant quelques contre-exemples notables, avant de répondre au RN: « Depuis 2006, je constate que personne ne s’est précipité pour acquérir ce bien. » « Mais, pour se positionner, encore faut-il que le bien soit signalé à la vente », a poursuivi son opposant.
Quelques minutes plus tard, le conseil a approuvé l’offre d’achat d’une autre société pour un local commercial de 22m² de la rue Victor-Micholet, contre un montant de 48.000 euros. Cette fois, Pierre-Jacques Depallens a souligné, sourire aux lèvres, « un bénéfice de plus de 20.000 euros sur l’opération ». « Vous voyez? On est de bons vendeurs finalement », a conclu la maire.
“Rhôooooooooo!”
Vous utilisez un AdBlock?! 🙂
Vous pouvez le désactiver pour soutenir la rédaction du groupe Nice-Matin qui travaille tous les jours pour vous délivrer une information de qualité et vous raconter l’actualité de la Côte d’Azur
Et nous, on s’engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.
Si vous souhaitez conserver votre Adblock vous pouvez regarder une seule publicité vidéo afin de débloquer l’accès au site lors de votre session
Un cookie pour nous soutenir
Nous avons besoin de vos cookies pour vous offrir une expérience de lecture optimale et vous proposer des publicités personnalisées.
Accepter les cookies, c’est permettre grâce aux revenus complémentaires de soutenir le travail de nos 180 journalistes qui veillent au quotidien à vous offrir une information de qualité et diversifiée. Ainsi, vous pourrez accéder librement au site.
Vous pouvez choisir de refuser les cookies en vous connectant ou en vous abonnant.
Merci de la part de toute notre rédaction 🙏