Connectez-vous ou créez un compte
Pour pouvoir enregistrer un article, un compte est nécessaire.
Edition du Soir Isère
ven. 21/02/2025
Si vous voyez ce champ, ne le remplissez pas
Le Dauphiné Libéré, en tant que responsable de traitement, recueille dans ce formulaire des informations qui sont enregistrées dans un fichier informatisé par son Service Relations Clients, la finalité étant d’assurer la création et la gestion de votre compte, ainsi que des abonnements et autres services souscrits. Si vous y avez consenti, ces données peuvent également être utilisées pour l’envoi de newsletters et/ou d’offres promotionnelles par Le Dauphiné Libéré, les sociétés qui lui sont affiliées et/ou ses partenaires commerciaux. Vous pouvez exercer en permanence vos droits d’accès, rectification, effacement, limitation, opposition, retirer votre consentement et/ou pour toute question relative au traitement de vos données à caractère personnel en contactant LDLABOWEB@ledauphine.com ou consulter les liens suivants : Protection des données, CGU du site et Contact. Le Délégué à la Protection des Données personnelles (dpo@ebra.fr) est en copie de toute demande relative à vos informations personnelles.
L’édition du soir en numérique dès 21h30 Le journal en numérique dès 5h Accédez à tous les contenus en illimité
Edition du Soir Isère
ven. 21/02/2025
Retrouvez tous nos contenus et notre journal en numérique
Téléchargez l’application
L’animateur va faire appel de sa condamnation pour violences conjugales, mais les conséquences économiques sont déjà lourdes : M6 a déprogammé toutes ses émissions et les franchisés de son réseau immobilier veulent se départir d’une image qui les dessert.
Le réseau d’agences Stéphane Plaza, longtemps florissant, subit aujourd’hui de plein fouet la condamnation de l’animateur et agent immobilier. Photo d’illustration Sipa/Romain Doucelin
La chute libre après une ascension express : en immobilier comme à la télévision, Stéphane Plaza incarnait la réussite. Mardi, il a été condamné à un an de prison avec sursis pour violences conjugales. Il fera appel d’un jugement « inacceptable », selon ses avocats. Les conséquences seront profondes tant son nom, longtemps synonyme de succès, pèse aujourd’hui lourd. Celui qui fut désigné animateur préféré des Français ne pointe plus qu’à la 17e position du classement.
Fin 2023, après les premières révélations de Mediapart, M6 avait été critiquée pour avoir fait le minimum. Une soirée spéciale consacrée à Stéphane Plaza avait même été maintenue le 10 octobre, jour de l’ouverture de l’enquête judiciaire.
Mais mardi, la donne a changé : « Dans l’attente des éventuelles suites judiciaires » – à savoir l’appel du jugement -, M6 a immédiatement déprogrammé toutes ses émissions (Maison à vendreChasseurs d’appartRecherche appartement ou maison, Mieux chez soi, Mission travaux, Les experts c’est vous…). Les émissions prévues en rediffusion dimanche prochain seront remplacées, et tous les replays ont disparu de la plateforme de la chaîne. Ces programmes figuraient pourtant parmi les meilleurs audiences de M6 – elles avaient à peine faibli après les révélations. En 2023, selon L’Informé, ces audiences rapportaient à M6 plus de 30 millions d’euros de recettes publicitaires, soit 8 % des revenus du groupe.  
Mais ce n’est pas tout. M6 est aussi actionnaire majoritaire (51 %) depuis 2022 du réseau d’agences immobilières créé en 2015 par Stéphane Plaza. Une affaire longtemps florissante, portée tant par la popularité que par l’image et le professionnalisme de l’animateur : en 2022, l’entreprise affichait une rentabilité record de 50 %, pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. Là encore, les chiffres se dégradent : le chiffre d’affaires a baissé de plus de 15 % l’année dernière, et le bénéfice net de près d’un tiers.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus Flourish (plus d’informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
On ignore pour l’heure ce que fera M6 de ce réseau qui a compté jusqu’à 700 franchisés. Ils ne sont aujourd’hui plus « que » 560, selon le site du groupe. « J’ai pris un vrai risque, j’ai mon nom sur les agences, c’est mon visage qui est sur les brochures », déclarait Stéphane Plaza en 2022 aux Échos. « La moindre erreur, je peux la payer cash », poursuivait-il, 18 mois avant le début de l’enquête judiciaire.
Avec 25 % du capital, la star de l’immobilier paiera sans doute « cash » l’hyperpersonnalisation de sa marque. En attendant, ce sont les 4 000 collaborateurs du réseau qui haussent le ton. L’un d’eux, qui souhaite rester anonyme, nous confie ses difficultés : « On subissait déjà un marché immobilier difficile quand il y a eu les premières révélations. Jusque-là, on s’en sortait plutôt bien, grâce à l’image très positive de Stéphane Plaza », admet-il. Mais « ce n’est évidemment plus le cas », déplore ce franchisé de région parisienne. « Côté acheteurs, ça va : quand on trouve l’appartement de ses rêves, on ne renonce pas à cause du nom de l’agence. Mais côté vendeurs… certains partent, en assumant ou pas de nous dire pourquoi. Mais la plupart ne viennent tout simplement plus. Dans mon agence, l’activité ne repart pas, contrairement à la plupart de mes concurrents », détaille-t-il.
Au-delà de l’économie, il y a l’humain : « Au quotidien, avec les clients comme avec les proches ou la famille, on souffre de se présenter avec l’étiquette Plaza. On en était fier, mais aujourd’hui dès que je peux, j’évite de le dire », concède-t-il, faisant apparaître un certain mal-être. « J’ai honte de le dire. Mais hier [mardi, NDLR], quand j’ai appris la condamnation, j’étais plus désolé pour mon quotidien que satisfait pour les victimes. Et on a le temps de ruminer : ce mercredi matin, c’est encore plus calme que d’habitude à l’agence… »   
Souffrant d’une image de marque durablement dégradée, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter la franchise qui a fait leur succès. C’est en principe impossible avant cinq ans… sauf à régler de lourdes pénalités financières.
À moins que la justice n’en décide autrement. Pour l’avocate Sarah Laassir, qui représente une cinquantaine d’agences souhaitant quitter le réseau Stéphane Plaza Immobilier, « la notoriété [du réseau] est encore plus dégradée » depuis la condamnation, avec « une visibilité médiatique peut-être vouée à disparaître ». Valentin Simonnet, qui représente une trentaine de franchisés, juge que la marque est même « vidée de sa substance » : le fonctionnement d’une franchise est de « payer pour une marque pour recevoir des clients ». Dans la situation actuelle, il souhaite une sortie « sans frais » car le contrat n’est plus respecté, selon lui.
Certains ont déjà franchi le pas : « C’est pas normal vu qu’on paye pour une marque, mais c’est une marque qui ne vaut plus rien », témoigne anonymement un franchisé. Il a entamé des démarches depuis plusieurs mois pour sortir de ce contrat, mais a déjà retiré toute mention à Stéphane Plaza de son enseigne. Contactée ce mercredi, la maison-mère Stéphane Plaza France ne souhaite pas communiquer pour l’instant.
3919 – Violences femmes info
Un numéro d’appel national, le 3919, est dédié à l’écoute et à l’orientation des femmes victimes de violences. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.

source

Catégorisé: