Les bureaux de la société, qui emploie une demi-douzaine de personnes, sont complètement détruits.
Le violent incendie qui s’est déclaré samedi soir dans une entreprise de la Neuvillette à Reims (et non dans un immeuble de bureaux, comme on l’avait d’abord cru) ne résulte pas d’un court-circuit ou autre cause accidentelle classique : les constatations ont permis d’établir que la société venait d’être cambriolée.
Les malfaiteurs ont sévi au préjudice de l’entreprise TCBS, spécialisée dans les travaux de couverture et située rue Marie-Louise-Burgert. Après avoir escaladé l’enceinte, ils ont fracturé une fenêtre et se sont attaqués à un coffre-fort qu’ils ont ouvert avec une disqueuse trouvée sur place. Malgré le poids de l’armoire forte (600 kilos), ils ont réussi à la déplacer du mur contre lequel elle était adossée, en utilisant un câble, afin de pouvoir l’éventrer plus facilement.
Les malfrats n’ont pas seulement volé les quelques centaines d’euros que contenait le coffre. Ils ont également emporté 30 000 à 40 000 euros de matériels (première estimation) qu’ils ont chargés dans un fourgon Opel Vivaro appartenant à l’entreprise : perceuses, visseuses, marteaux-piqueurs, robots, membrane PVC… Ils sont ensuite repartis en ouvrant le portail (ce fourgon n’a toujours pas été retrouvé).
Les cambrioleurs ont-ils mis le feu pour détruire traces et indices, ou bien l’incendie a-t-il été provoqué par les étincelles de la disqueuse ? La première hypothèse paraît la plus probable, à défaut d’être certaine. Toujours est-il que vers 22 h 15, intriguée de sentir de la fumée, une personne domiciliée derrière le cimetière de la Neuvillette a pris sa voiture et découvert les flammes en faisant le tour du quartier.
Tous les bureaux, d’une superficie de 50 m2, sont partis en fumée avec l’intégralité du matériel informatique. L’action des pompiers a permis de stopper la propagation du feu à l’ensemble du bâtiment de 800 m2. La partie atelier est relativement préservée mais toute la toiture déformée par la chaleur est à refaire. Au plus fort de l’intervention, 24 sauveteurs ont été mobilisés. Ils ont quitté les lieux vers 0 h 30, après avoir fini de ventiler et déblayer ce qui pouvait l’être.
Le coût des dégâts reste à chiffrer, sans commune mesure avec le montant du butin. Auparavant installée à Charleville-Mézières, la société TCBS s’était installée à Reims il y a seulement un an, pour se rapprocher de la région parisienne. Elle emploie six à sept personnes aujourd’hui menacées de chômage technique.
© Rossel & Cie – 2026
Conditions générales d’utilisation – Conditions générales de vente – Politique de cookies – Politique de Protection Vie privée – Mention légales – Gérer les cookies – Gérer Utiq