En 2024, les Marocains sont devenus la première communauté étrangère résidente en Espagne en termes d’acquisitions immobilières, selon des données de l’Association espagnole des conservateurs de registres de propriété. Avec 5.452 propriétés acquises au premier semestre de 2024, ils devancent les Roumains et les Italiens, consolidant ainsi leur forte influence sur le marché immobilier espagnol.
Le marché immobilier espagnol a connu un tournant significatif en 2024 avec l’émergence des Marocains comme principaux acheteurs étrangers résidents. Cette tendance, révélée par l’Association des conservateurs de registres de propriété, témoigne non seulement d’un dynamisme économique accru au sein de cette communauté, mais également d’une stratégie d’acquisition centrée sur des biens abordables.
Alors que les Britanniques, Allemands et autres Européens dominent les achats non-résidents, les Marocains, eux, se sont imposés parmi les résidents étrangers. “En 2024, les ressortissants marocains ont consolidé leur position en tant que principaux acheteurs de logements parmi les résidents étrangers en Espagne, battant un record historique en matière de transactions immobilières”, rapporte le journal espagnol El Independiente.
Au premier semestre 2024, les Marocains ont acquis 5.452 biens immobiliers en Espagne, dépassant les Roumains (4.388) et les Italiens (4.332). Ils se positionnent ainsi comme les premiers acheteurs étrangers résidents dans la majorité des régions espagnoles. Toutefois, des exceptions subsistent, notamment en Galice, où les Portugais dominent, et à Madrid, où les Chinois prennent la tête.
Les Marocains privilégient des biens immobiliers à des prix abordables, avec une moyenne de 738 euros par mètre carré, loin derrière les sommes déboursées par des nationalités comme les Suédois (3.330 euros par mètre carré) ou les Américains (3.247 euros par mètre carré ). Ce choix traduit une stratégie d’achat rationnelle, axée sur la recherche de logements fonctionnels à moindre coût, souvent situés dans des zones urbaines secondaires ou périphériques.
Les données de l’Association des conservateurs de registres de propriété font ressortir par ailleurs que les acheteurs étrangers non-résidents restent dominés par les Européens, notamment les Britanniques, les Allemands et les Français, qui représentent 48,5 % des transactions. Cependant, l’intérêt croissant des Marocains pour l’immobilier résidentiel traduit une évolution notable de leur intégration économique et sociale en Espagne, favorisant aussi le rapprochement familial et les opportunités professionnelles.
Cette montée en puissance s’inscrit dans une tendance globale d’augmentation des achats immobiliers par les étrangers. En 2024, ces derniers représentaient 14,8 % des transactions immobilières, soit 21.700 opérations au deuxième trimestre. Les régions côtières comme Málaga ou Valence ont particulièrement ressenti cet afflux, générant une hausse de la demande et une pression sur les prix.
Face à cette situation, le gouvernement espagnol envisage des mesures comme un impôt de 100 % sur les acquisitions immobilières par des citoyens extracommunautaires non résidents pour réguler ce marché. Ces mesures envisagées pourraient également avoir des implications pour les résidents étrangers comme les Marocains, désormais acteurs incontournables du marché immobilier espagnol.
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