À quelques jours des vacances scolaires, la colère gronde au collège René Cassin d’Agde. Depuis le 9 mai, 137 élèves sont sans professeur d’anglais. Et ce n’est pas la première fois cette année scolaire que cela se produit. Exaspérée, Magali Peghaire, représentante FCPE des parents d’élèves, a décidé de publier une annonce sur le bon coin… pour recruter un professeur.
par Elodie GREFFIN
Publié le 26 juin 2025 à 12h32 · Modifié le 6 janvier 2026 à 22h56
Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une situation déjà problématique. En effet, les élèves concernés avaient déjà été privés de cours d’anglais pendant plus de deux mois, du 4 octobre 2024 au 6 janvier 2025, faute de remplaçant. « Malgré les alertes répétées du collège et des représentants des parents, aucune solution pérenne n’a été mise en place par le rectorat de l’académie de Montpellier« , explique Magali Peghaire. « Je me bats pour que les élèves du collège René Cassin à Agde obtiennent qu’un remplaçant soit nommé au plus vite. Ces 137 élèves se sont déjà retrouvés sans professeur pendant plusieurs mois ! » ajoute t-elle.
Face à cette situation, la représentante a décidé de frapper fort en publiant une annonce de recrutement sur le bon coin, en relayant les coordonnées du rectorat. Un geste symbolique mais révélateur d’un profond agacement : « Je suis en joie quand je lis les réponses du rectorat… Donc oui, j’ai fait une annonce en mettant les coordonnées du rectorat, parce que ça m’agace ». Elle a aussi relayé l’appel sur les réseaux sociaux. « Poste de professeur d’anglais niveau collège à pourvoir !!! » a-t-elle écrit sur Facebook, espérant peut-être faire bouger les lignes là où les demandes officielles sont restées sans réponse.
Contacté par la mère, le rectorat a répondu qu’il n’avait pour l’instant trouvé aucun remplaçant disponible. Elle indique avoir reçu la réponse suivante : « Les professeurs titulaires remplaçants et les professeurs contractuels ne sont pas disponibles. Ainsi, mes services ont fait appel aux professeurs contractuels ayant transmis une candidature afin de procéder à un nouveau recrutement. A l’heure actuelle le poste n’a pu être pourvu, les candidats ayant refusé le poste« . En cause, selon l’administration : la durée restante du contrat et la distance. Une réponse difficilement acceptable pour les familles : « Ma fille va avoir plus de 47 heures sans avoir eu son professeur d’anglais devant elle. C’est-à-dire qu’elle a perdu un an ».
« Pas besoin d’être professeur agrégé pour ce poste », commente Magali Peghaire. Elle souligne la dégradation du niveau scolaire que cette situation entraîne, notamment pour sa fille. Elle demande désormais des mesures concrètes, comme l’organisation de stages de remise à niveau pendant les vacances : « Le rectorat devrait pouvoir, au moins, financer ça… ». Ce nouveau manquement s’ajoute à une réalité bien plus ancienne, souligne-t-elle : « Cela fait 20 ans que les enseignants de ce collège, les représentants des parents d’élèves et d’autres acteurs comme la mairie, se battent pour obtenir le passage du collège René Cassin en Rep+… 20 ans !!!« .
Si aucune solution n’est trouvée rapidement, l’option juridique est envisagée. Magali Peghaire explique : « Alors après, il y a aussi une solution que pour l’instant, je n’ai pas encore dégainée parce que ça va faire mal et ça va coûter cher. C’est passer par l’association des avocats qui va jusqu’au procès et qui fait gagner 10 euros de l’heure de non-présence d’un professeur. Donc là, on en est à presque 500 euros par gamin. Plus les dommages et intérêts, je crois que ça monte jusqu’à 500 euros par gosse ». Elle lance un appel à d’autres parents pour se mobiliser collectivement dans cette démarche : « Mais s’il faut ça, je passerai par cette association. Alors après, il faudrait que j’arrive à avoir d’autres parents, je lance un appel d’ailleurs« .
Pour les familles comme pour les enseignants, cette situation devient difficile à vivre : « On a vraiment un sentiment de… on se fout de notre figure pour être poli. Parce qu’on reçoit des courriers : on va tout faire pour vous, ne vous inquiétez pas, on est là. Mais non, il n’y a personne. Il y a des pauvres parents qui se battent comme des chiens, et des profs qui essayent de faire ce qu’ils peuvent, et ça devient usant pour tout le monde« .
À ce jour, aucune solution n’a été annoncée. La fin de l’année scolaire approchant, un éventuel remplacement ne pourrait intervenir qu’à la rentrée prochaine. Contacté à plusieurs reprises, le rectorat n’a pas répondu aux demandes d’Hérault Tribune à ce sujet pour l’instant.
Publié le 13 janvier 2026 à 18h38
Publié le 13 janvier 2026 à 17h49
Publié le 13 janvier 2026 à 14h30
Publié le 13 janvier 2026 à 09h40
Publié le 13 janvier 2026 à 09h10
18:06
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Hérault Tribune : Retrouvez toute l'actualité locale, économique et juridique du département de l'Hérault et de la région Occitanie – Pyrénées Méditerranée.
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Publié le 26 juin 2025 à 12h32 · Modifié le 6 janvier 2026 à 22h56
Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une situation déjà problématique. En effet, les élèves concernés avaient déjà été privés de cours d’anglais pendant plus de deux mois, du 4 octobre 2024 au 6 janvier 2025, faute de remplaçant. « Malgré les alertes répétées du collège et des représentants des parents, aucune solution pérenne n’a été mise en place par le rectorat de l’académie de Montpellier« , explique Magali Peghaire. « Je me bats pour que les élèves du collège René Cassin à Agde obtiennent qu’un remplaçant soit nommé au plus vite. Ces 137 élèves se sont déjà retrouvés sans professeur pendant plusieurs mois ! » ajoute t-elle.
Face à cette situation, la représentante a décidé de frapper fort en publiant une annonce de recrutement sur le bon coin, en relayant les coordonnées du rectorat. Un geste symbolique mais révélateur d’un profond agacement : « Je suis en joie quand je lis les réponses du rectorat… Donc oui, j’ai fait une annonce en mettant les coordonnées du rectorat, parce que ça m’agace ». Elle a aussi relayé l’appel sur les réseaux sociaux. « Poste de professeur d’anglais niveau collège à pourvoir !!! » a-t-elle écrit sur Facebook, espérant peut-être faire bouger les lignes là où les demandes officielles sont restées sans réponse.
Contacté par la mère, le rectorat a répondu qu’il n’avait pour l’instant trouvé aucun remplaçant disponible. Elle indique avoir reçu la réponse suivante : « Les professeurs titulaires remplaçants et les professeurs contractuels ne sont pas disponibles. Ainsi, mes services ont fait appel aux professeurs contractuels ayant transmis une candidature afin de procéder à un nouveau recrutement. A l’heure actuelle le poste n’a pu être pourvu, les candidats ayant refusé le poste« . En cause, selon l’administration : la durée restante du contrat et la distance. Une réponse difficilement acceptable pour les familles : « Ma fille va avoir plus de 47 heures sans avoir eu son professeur d’anglais devant elle. C’est-à-dire qu’elle a perdu un an ».
« Pas besoin d’être professeur agrégé pour ce poste », commente Magali Peghaire. Elle souligne la dégradation du niveau scolaire que cette situation entraîne, notamment pour sa fille. Elle demande désormais des mesures concrètes, comme l’organisation de stages de remise à niveau pendant les vacances : « Le rectorat devrait pouvoir, au moins, financer ça… ». Ce nouveau manquement s’ajoute à une réalité bien plus ancienne, souligne-t-elle : « Cela fait 20 ans que les enseignants de ce collège, les représentants des parents d’élèves et d’autres acteurs comme la mairie, se battent pour obtenir le passage du collège René Cassin en Rep+… 20 ans !!!« .
Si aucune solution n’est trouvée rapidement, l’option juridique est envisagée. Magali Peghaire explique : « Alors après, il y a aussi une solution que pour l’instant, je n’ai pas encore dégainée parce que ça va faire mal et ça va coûter cher. C’est passer par l’association des avocats qui va jusqu’au procès et qui fait gagner 10 euros de l’heure de non-présence d’un professeur. Donc là, on en est à presque 500 euros par gamin. Plus les dommages et intérêts, je crois que ça monte jusqu’à 500 euros par gosse ». Elle lance un appel à d’autres parents pour se mobiliser collectivement dans cette démarche : « Mais s’il faut ça, je passerai par cette association. Alors après, il faudrait que j’arrive à avoir d’autres parents, je lance un appel d’ailleurs« .
Pour les familles comme pour les enseignants, cette situation devient difficile à vivre : « On a vraiment un sentiment de… on se fout de notre figure pour être poli. Parce qu’on reçoit des courriers : on va tout faire pour vous, ne vous inquiétez pas, on est là. Mais non, il n’y a personne. Il y a des pauvres parents qui se battent comme des chiens, et des profs qui essayent de faire ce qu’ils peuvent, et ça devient usant pour tout le monde« .
À ce jour, aucune solution n’a été annoncée. La fin de l’année scolaire approchant, un éventuel remplacement ne pourrait intervenir qu’à la rentrée prochaine. Contacté à plusieurs reprises, le rectorat n’a pas répondu aux demandes d’Hérault Tribune à ce sujet pour l’instant.
Publié le 13 janvier 2026 à 18h38
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