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l’essentiel Architecte paysagiste installé au Havre, le Villefranchois Florian Delon travaille pour la très renommée agence MDP basée à Paris.
« Je dessine le dehors », résume Florian Delon, Villefranchois installé au Havre. Une jolie façon de parler de son métier d’architecte paysagiste. Lui qui a travaillé sur de nombreux dossiers, avec l’agence MDP (Michel Desvigne Paysagiste), basée à Paris, qu’il a intégrée en 2011, en libéral pendant 14 ans puis salarié depuis 2024.
Une agence très renommée au sein de laquelle il est graphic designer, responsable des visualisations des projets. « Je compose des séquences d’images, photomontages pour illustrer les séquences spatiales du projet de paysage, explique-t-il. Pas d’hyperréalisme dans ces collages, mais plutôt un équilibre subtil qui montre les masses végétales et le tracé des cheminements, pour figurer des ambiances et évoquer des atmosphères. »
Parmi les projets marquants auxquels Florian Delon a participé, citons le quai de Southampton, au Havre, ancien quai de départ du paquebot France vers New York, devenu parking au fil du temps, et transformé en promenade d’un kilomètre de long. Une spectaculaire métamorphose qui a reçu le prix de l’Équerre d’argent en 2020.
« À travers ce projet, je me suis vraiment intéressé à la ville du Havre où je suis installé depuis 2011, explique l’architecte paysagiste. C’est une ville qui a été bombardée par les Anglais pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruire par Auguste Perret. » L’esplanade Paris La Défense, qui fait l’objet d’une renaturation inscrite dans l’axe historique tracé par le paysagiste Le Nôtre, sur un parc de six hectares sur dalle, est une autre contribution du Villefranchois. Plus près de l’Aveyron, Florian Delon a aussi apporté sa pierre à la réfection des quais de la Daurade et de la place Saint-Pierre, à Toulouse, ainsi qu’aux abords de la basilique Saint-Sernin.
Toulouse où il est né en 1979, avant de rapidement rejoindre Villefranche-de-Rouergue où ses deux parents sont médecins. Élève de la Chartreuse, de la Douve puis du lycée Raymond-Savignac où il décroche son bac S, en 1997, il poursuit à l’école d’architecture de Toulouse – « sur les traces de mon frère, lui-même architecte ». Diplôme de deuxième année (Defa) en poche, il prend une nouvelle direction en intégrant l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, « attenante aux jardins dessinés par Le Nôtre, un lieu merveilleux pour apprendre le paysage », souligne-t-il. Et au terme de ses études, en bon Aveyronnais attaché à ses racines, il choisit la bastide de Villefranche comme sujet de son mémoire. Diplômé en 2005, il fait « le tour des agences », à la recherche d’un premier emploi. Il travaille ainsi pour Jean Nouvel, collabore avec des architectes et des paysagistes avant d’être embauché chez Michel Desvigne Paysagiste, « une des plus grosses agences de France ».
« Je télétravaille depuis chez moi, au Havre, avec deux jours toutes les deux semaines à l’agence à Paris. » Et quand il ne travaille pas, c’est du côté de Villefranche-de-Rouergue que revient Florian Delon, où il retrouve sa « Team Aveyron ». « On a créé un groupe WhatsApp avec les copains qui habitent aux quatre coins de France, explique-t-il. Certains que je connais depuis la maternelle. Chaque fois que l’un de nous est à Villefranche, il envoie un message sur le groupe. Et on a toujours plaisir à se retrouver ! »
L’Aveyron où, dans le cadre d’un chantier familial participatif, il a créé un verger – lui qui adore planter des arbres – et installé des ruches, du côté de Coupiac, village d’origine de ses grands-parents. Comme pour cultiver ce lien fort qui le rattache à son département.
Depuis toujours, Florian Delon voue une véritable passion pour l’équitation. Très tôt, il a pratiqué le horse-ball, ce sport collectif qui oppose deux équipes de 4 à 6 joueurs à cheval et qui se joue avec un ballon muni de six anses de cuir, l’objectif étant d’aller marquer des buts dans le camp adverse en le lançant dans un cercle en hauteur.
Il a commencé à jouer au niveau régional, en Aveyron, puis très vite au niveau national, avec l’équipe de Castres, alors qu’il était étudiant à Toulouse. Avec un beau palmarès puisque le Villefranchois a été champion de France en National 3 puis en National 2 avec l’équipe tarnaise. Il a même reconquis le titre de National 2 alors qu’il jouait avec Agon-Coutainville et a aussi évolué en National 1. S’il a aujourd’hui arrêté le horse-ball en compétition avant de devenir un temps entraîneur, il prend toujours beaucoup de plaisir à monter, notamment en Aveyron, chez son père, qui possède des chevaux.
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