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16 Fév 2026 | Actualité du crédit et de l’immobilier en 2026
Entre la hausse des taux immobiliers actuels, la légère augmentation des prix également, nous allons voir comment le marché va s’adapter dans les mois à venir. Faisons un point sur les dernières statistiques sur l’immobilier en France en février 2026.
Nous verrons également quelques chiffres et explications sur les difficultés à vendre ou à investir en locatif actuellement.
🎥 Pour une présentation plus interactive, retrouvez ma synthèse en vidéo sur notre chaîne Youtube :
Voici les actualités immobilières de février 2026 qui vont être abordées ici :
Le taux d’intérêt moyen ressort à 3.20 %. C’est donc encore 3 points de hausse en un mois après déjà 5 points supplémentaires sur les prêts contractés en décembre.
😥 Si l’on regarde plus en détails selon les durées standards de remboursement, on peut constater que la hausse des taux est bien plus forte que cela encore sur 20 ans ou sur 25 ans :
On peut donc voir que l’évolution du taux immobilier moyen est nettement défavorable. Cette augmentation se produit très lentement, mais elle dure depuis plus de 10 mois. Le niveau le plus bas depuis le pic de fin 2023 à 4.24 % a été atteint sur les emprunts immobiliers de mars 2025.
Depuis, on assiste à de légères remontées très progressives :
Si l’on regarde combien on peut emprunter avec les taux actuels, on constate des baisses de capacité d’emprunt non négligeables.
⬇️ Par exemple, avec une mensualité de 1 000 € par mois, on ne peut plus emprunter que 176 465 € sur 20 ans, contre 180 150 € il y a quelques mois. C’est 2 % de moins.
Sur 25 ans, une mensualité de 1 000 € donne une capacité d’emprunt de 203 880 € avec un taux moyen de 3.31 % contre 208 580 € avec le taux de 3.10 % observé en mars dernier. C’est donc 4 800 € de moins sur le budget de tels acquéreurs…
👍 Restons positifs, les banques peuvent encore proposer de belles négociations sur certains profils. Faites une simulation de prêt immobilier en ligne pour découvrir lesquelles selon votre dossier.
Les derniers chiffres des notaires permettent de confirmer une certaine reprise des transactions immobilières dans l’ancien en 2025.
🔎 Avec 945 000 ventes en un an, on obtient une hausse de 12 % par rapport à une année 2024 particulièrement faible :
Autrement dit, après un gros trou, le marché se reprend. Mais à un niveau bien inférieur aux périodes précédentes.
On a pu connaître une période d’euphorie en 2021 et nous sommes 25 % plus bas en nombre de ventes. Inutile de le comparer à ces niveaux exceptionnels.
Cependant, comme nous le verrons dans l’encadré ci-dessous, le dynamisme actuel du marché est très relatif… De plus, il s’appuie sur des éléments fragiles avec notamment des remontées de taux qui vont, dans les mois à venir, commencer à peser sur les ventes.
⚠️ Pour rappel : l’offre de logements augmente, en moyenne, d’environ 1.0 % par an.
Ainsi, pour avoir un taux de rotation du parc de logements équivalent à celui de début 2018 où il y avait 973 000 ventes, il aurait fallu atteindre fin 2025 un peu plus de 1 050 000 transactions. Nous sommes environ 10 % plus bas.
Pour être au même taux de rotation que 2006, on devrait être à 1 026 transactions (on est 8 % plus bas environ)
Attention donc à l’interprétation que l’on peut se faire de ce type de graphique.
Retrouvez plus d’explications sur l’interprétation de l’évolution du nombre de transactions immobilières.
Comme nous l’avons déjà vu en décembre 2025, les prix de l’immobilier augmentent au 3ème trimestre 2025 de 0.7 % :
❌ C’est moins que l’inflation officielle des prix à la consommation en France sur la même période. Autrement dit, l’immobilier continue à perdre de la valeur en euros constants, comme depuis plus de 2 ans.
Dans le détail, on peut voir que les variations de prix sont assez différentes selon le secteur géographique et le type de bien. L’immobilier reste un marché très local. Il est donc préférable de faire des estimations de prix ciblées pour votre propre projet d’achat ou de vente.
Ici nous ne voyons que les grandes tendances générales. Elles masquent des évolutions bien disparates.
On peut voir, par exemple, que ce sont surtout les prix des appartements anciens qui ont augmenté avec + 1.3 % sur un an. Dans le même temps le prix des maisons anciennes n’a fait que + 0.2 % avec, en plus, une baisse encore importante en Ile-de-France (- 1.3 %).
On a pu le voir ci-dessous, les ventes d’appartements et de maisons repartent un peu à la hausse, mais on reste sur des volumes assez faibles. Le taux de rotation du parc de logements (le pourcentage de propriétaires privés qui vendent leur logement) reste en-deçà des 3.0 % :
Dans ce contexte, les secundo-accédants (ceux qui n’achètent pas pour la 1ère fois leur résidence principale) ne représentent plus que 36.6 % du marché, contre près de 50 % en 2018 d’après l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
👉 Retrouvez toutes nos informations (et nos conseils) pour vendre un bien immobilier en 2026.
🏘️ Il n’y a plus que 11 % des Français qui sont propriétaires d’un bien immobilier locatif en 2025. Ils étaient 13 % en 2022.
Autant dire que dans un contexte plus compliqué, beaucoup ont décidé de vendre et de se séparer de ce type de placements. Cela représente une baisse considérable de plus de 15 % en seulement 3 ans. Et, pour le moment, rien ne semble indiquer que cela pourrait s’améliorer dans les années à venir.
Cela fait partie des statistiques intéressantes révélées par « BPCE L’Observatoire ».
Comme les autres grands groupes bancaires français (et d’assurance), BPCE réalisent des dossiers d’analyse et des études sur différents éléments de l’économie française. De quoi avoir un aperçu des changements et mieux comprendre les évolutions en cours.
🕵️♂️ Autres chiffres marquants :
Il y a plus d’investisseurs qui veulent désinvestir (25 %) que de ceux qui veulent investir davantage (23 %). Les autres souhaitent seulement conserver leurs biens actuels. Les rapports étaient bien différents en 2022 (18 % désinvestir et 30 % investir plus).
Les investisseurs immobiliers de 75 ans et plus pensent plus fortement à se désengager (36 % d’entre eux contre 25 % des bailleurs privés tout âge confondu).
Il ne surprendra personne que les raisons qui poussent le plus un bailleur à renoncer à cette activité sont :
Qui a envie d’investir en immobilier ?
Malgré ce contexte, 23 % des Français qui ne sont pas encore bailleurs aimeraient le devenir. Une part qui reste presque stable (24 % en 2022). Les 30 à 49 ans représentent désormais 45 % de ceux-ci, en hausse de 6 points en 3 ans.
🔥 Pensez à vous faire accompagner pour votre 1er investissement locatif : de quoi apprendre à repérer les meilleurs biens et se faire aider dans chaque étape jusqu’à la mise en location.
De nombreux dispositifs de défiscalisation immobilière sont conditionnés au fait de limiter les loyers des biens ainsi loués. De même, les locations de ces logements sont réservées aux ménages qui ont des revenus raisonnables.
Comme chaque année, les plafonds pour les loyers et les ressources des locataires ont été mis à jour.
📌 Voici les plafonds de revenus en vigueur pour 2026 :
On peut voir qu’une large majorité de la population est éligible. Seuls les plus hauts revenus en sont exclus.
📌 Voici également les plafonds pour les loyers selon la zone géographique :
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Mois précédents : Immobilier janvier 2026 et marché immobilier décembre 2025

