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Immobilier : le marché « toussote » toujours, mais il va mieux © Archives
Le marché de l’immobilier « toussote » toujours, mais il va mieux, analyse l’économiste Michel Mouillart au moment de résumer la nouvelle édition du baromètre Crédit logement-CSA. Au 3e trimestre 2024, le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel s’est établi à 3.59 %, et même 3,54 % en septembre. Une estimation qui correspond à celles fournies par les courtiers en début de mois. Selon le courtier Empruntis, sur 20 ans, il est ainsi possible d’emprunter à 3,60 % en octobre, soit deux fois plus que pour la même durée en 2022. Un taux confirmé par Vousfinancer quand Cafpi présente des taux de 3,45 % sur 15 ans, 3,53 % sur 20 ans et 3,67 % sur 25 ans.
Au-delà des taux, « il y a des signes qui ne trompent pas », selon Michel Mouillart. Au 3e trimestre 2024, la durée moyenne des prêts accordés était de 248 mois, soit un peu plus de 20 ans en moyenne mais en septembre 68,2 % des prêts accordés dépassent cette durée. On note aussi une augmentation de 11,4 % de la production de crédits et de 36 % du nombre de prêts accordés au 3e trimestre.
« Les banques ont à nouveau envie de prêter, explique-t-il. Ce sont les jeunes accédants, avec une capacité d’emprunt plus réduite, qui bénéficient le plus largement des durées élevées. Parmi les moins de 35 ans, 78,2 % ont bénéficié d’un prêt à plus de 20 ans au 3e trimestre 2024 (61,3 % en 2019). Quand les taux baissent, les durées s’allongent. »
Un taux moyen de 3,30 % d’ici fin 2024
Pour accompagner cette tendance, le gouvernement et les professionnels misent sur les prêts à taux zéro. Le PTZ, ce dispositif d’aide aux primo-accédants et accordé sous conditions de ressources, va être étendu à toute la France après avoir été cantonné à l’ancien en rénovation ces dernières années.
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« Parallèlement, le retour d’acheteurs plus aisés dans l’ancien entraîne un ralentissement de la baisse des coûts des opérations, avec une tendance à la hausse des prix des logements depuis mars », soulignent aussi les conclusions de l’Observatoire. Ces acheteurs plus aisés, souvent secundo accédants, peuvent se permettre un niveau d’apport personnel plus élevé, en moyenne supérieur à 21 % de la somme totale. Une situation qui s’observe depuis février 2024.
Le neuf en souffrance
« En 2024, le marché a retrouvé des couleurs sauf pour le neuf, précise Michel Mouillart. Déjà, les taux ont plus baissé sur l’ancien que le neuf, ensuite ce marché est tombé très bas, bien plus que celui de l’ancien. C’est aussi marqué par un niveau très bas des mises en construction » et des délais de commercialisation allongés. Malgré la tension locative dans les grandes métropoles, la fin du dispositif Pinel en décembre n’arrange pas non plus leurs affaires. Il permettait aux particuliers investissant dans des logements neufs, mis en location au loyer encadré, de bénéficier d’une réduction de leur impôt.
Pour le neuf et l’ancien, la capacité à acheter des ménages devrait à nouveau augmenter (+ 2,4 m2 depuis un an) et l’Observatoire Crédit logement mise sur un taux moyen de 3,30 % à la fin de l’année, malgré les incertitudes qui pèsent sur les perspectives de croissance de la France d’ici à 2027.
L’ambiance / le décor
Le rapport qualité / prix

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