Nice traverse une véritable crise de la location : entre les loyers en hausse et une offre notoirement insuffisante, la tension atteint un niveau rarement observé. Il faut alors prendre son mal en patience ou espérer un peu de chance…
Treize jours. C’est en moyenne la durée de vie d’une proposition de location immobilière au premier semestre 2025 à Nice, selon le dernier rapport de l’agence Manda paru en août. Un texte que nous développions dans cet article. La tendance touche l’ensemble des biens, à l’image des studios hors de prix et même de la colocation, devenue nettement moins abordable.
Cette crise traversée par le marché impacte notamment les grandes municipalités françaises. Ainsi, d’après nos confrères de BFM Business, l’offre de logements à louer a été divisée par deux en l’espace de trois ans dans les principales aires urbaines du pays ! Une pénurie à laquelle n’échappe pas la Baie des Anges.
Ainsi, lors de l’été 2025, 3.186 résidences étaient proposées dans la capitale maralpine. Soit une baisse de plus de la moitié des annonces par rapport à la période estivale 2022 (-52 %). A titre de comparaison, la chute est de 47 % à Paris et Toulouse, de 40 % à Grenoble ou encore de 38 % à Lyon. Evidemment, on pense là à l’impact causé par le marché des offres touristiques, du type Airbnb, Booking, et consorts.
La tension a atteint un tel stade que certaines habitations partent au bout d’une seule journée dans ces vastes métropoles. Une bonne nouvelle pour les propriétaires, qui y trouvent leur compte, avec un rendement forcément élevé et un risque minimal au vu de la demande.
Nice est l’une des villes, hors région parisienne, les moins abordables de France sur ce sujet, et visiblement, ça ne s’améliore pas. Cette année, le loyer médian d’un studio est de 700 euros par mois, d’après les chiffres de PriceHubble, spécialiste de l’estimation immobilière. En trois ans, il s’agit d’une hausse de 15 %, comme à Paris.
Il convient de préciser que cette progression s’explique aussi par la forte proportion de meublés. Or, ces derniers sont mécaniquement plus onéreux en raison de la mise à disposition d’un équipement complet pour se conformer aux règles. En moyenne, la différence est de 11 à 13 %, selon Particulier à Particulier.
Et pour les T1, les meublés sont actuellement plus nombreux que les appartements vides à Nice, faisant, de fait, grimper la note. Le secteur est d’ailleurs particulièrement bouché en cette rentrée, avec une commune niçoise deuxième cité la plus « tendue » de tout le pays, derrière Paris.
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