Sur le long terme, le marché immobilier français reste orienté à la hausse malgré des phases de ralentissement. Parmi les grandes villes, Marseille se distingue par une progression solide, portée par des prix encore accessibles, une forte demande et un potentiel d’investissement toujours attractif.
L’immobilier français n’échappe pas aux cycles. Après l’accélération post-Covid, la hausse des taux et le recul du pouvoir d’achat ont ralenti les transactions. Pourtant, la tendance de fond reste celle d’une valorisation durable des biens, en particulier dans les grandes métropoles capables d’attirer habitants, entreprises et investisseurs. Sur le long terme, la pierre conserve ainsi son rôle de valeur refuge, avec des écarts marqués selon les territoires.
Dans ce paysage contrasté, Marseille tire son épingle du jeu. La deuxième ville de France combine encore des prix d’achat relativement abordables avec une attractivité économique et démographique concrète. Cette singularité en fait un marché à part parmi les grandes agglomérations, à la fois accessible pour les ménages et porteur pour les investisseurs.
« Marseille reste l’une des grandes métropoles françaises où les prix demeurent accessibles, avec un prix moyen autour de 3 000 euros le m², malgré de forts écarts entre les quartiers. Cette accessibilité permet encore aux primo-accédants de concrétiser leur projet », souligne William Rousteau, directeur des agences l’Adresse de Marseille 8 et 12e. Un avantage compétitif rare : dans des villes comme Paris, Lyon, Bordeaux ou Nice, les prix ont tellement progressé qu’ils repoussent les ménages modestes vers la périphérie, voire hors du marché.
Portée par une économie dynamique et de nombreuses transformations urbaines, « la ville conserve une forte attractivité, précise William Rousteau. Le marché reste solide, même si le rythme est plus modéré qu’après la période post-Covid ». Certes, la cité phocéenne ne connaît plus l’emballement des dernières années, mais elle conserve des fondamentaux solides. Sa grande superficie (près de 2,5 fois Paris), sa diversité de biens et de quartiers permettent aussi de répondre à des attentes très différentes, de la résidence principale au projet patrimonial.
L’attractivité marseillaise repose aussi sur le locatif. « Marseille continue d’attirer les investisseurs grâce à des prix d’acquisition encore accessibles, un marché locatif très actif et des rendements attractifs », observe William Rousteau. Étudiants, jeunes actifs et salariés en mobilité alimentent la demande, ce qui sécurise les placements. Selon les secteurs, les perspectives diffèrent, mais la variété du marché marseillais permet encore d’ajuster sa stratégie à son budget et à ses objectifs.
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