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Le sexagénaire a été mis en examen le 16 mai dernier pour abus de confiance et abus de bien social, et placé sous contrôle judiciaire. Il s'agit-là de la neuvième personne mise en cause dans cet étonnant dossier judiciaire à tiroirs.
Et de neuf. Après avoir plongé dans un calme trompeur à la mi-avril, l’enquête menée par juge d’instruction de Béziers sur les dérives du maire d’Agde Gilles d’Ettore et de la voyante Sophia Martinez, tous les deux écroués pour corruption le 21 mars dernier est à nouveau dans une phase active.
Une nouvelle mise en examen a été prononcée le 16 mai 2024 par le magistrat, qui continue à tirer les fils de cette incroyable affaire où une mère de six enfants, se disant médium et utilisant ses talents de ventriloque, a réussi à obtenir toutes sortes de bénéfices, grâce à son influence et à la crédulité du maire de la commune.
Après le directeur régional d’Eiffage et son adjoint, poursuivis pour avoir financé l’installation d’une véranda dans la villa de la voyante, après deux responsables d’un hypermarché agathois, qui ont participé à la même opération, c’est maintenant un promoteur sétois qui se voit reprocher ses largesses envers Sophia Martinez.
Au cours de ses auditions, la voyante, très prolixe, a indiqué avoir obtenu sans bourse délier d’autres aménagements dans sa villa que cette fameuse véranda à plus de 50 000 € qui lui servait de cabinet de consultation.
Elle a ainsi évoqué une douche solaire, un jacuzzi, des palmiers pour son jardin, mais aussi une cuisine intégrée flambant neuve, un « cadeau » décidé selon elle spontanément par Gilles d’Ettore lui-même.
« Un jour, Gilles était chez moi et a remarqué que ma cuisine n’était plus au goût du jour, et il m’a dit qu’il allait s’en occuper » aurait-elle déclaré en substance. À cette époque, le maire était fasciné par la voix rauque qui le contactait par téléphone, en se faisant passer pour une entité surnaturelle, en contact depuis l’au-delà avec son défunt père.
Une voix appelée « Papa », ou « L’Archange », qui demandait régulièrement à l’élu d’agir pour que Sophia obtienne des avantages, pour elle ou pour ses proches : sur l’année 2023, les policiers ont relevé 3375 appels entre la voyante et le maire, soit près de dix appels par jour.
Selon Sophia, c’est bien Gilles d’Ettore, alors très soucieux du confort culinaire et familial de sa voyante, qui lui aurait indiqué d’aller dans une enseigne spécialisée de Béziers, pour y passer commande : à l’arrivée, la cuisine intégrée, facturée plus de 10 000 €, sera installée sans que la maîtresse des lieux n’ait à débourser le moindre centime.
Car l’un de ses propres clients, un sexagénaire de Sète, à la tête de plusieurs sociétés de promotion immobilières, va aller régler la note dans le magasin biterrois. Cet entrepreneur connaît le maire d’Agde, ayant décroché plusieurs chantiers de réhabilitation ou de construction importants sur la commune.
Le 16 mai dernier, ce promoteur a également dû s’expliquer sur l’important cadeau qu’il a fait, en liquide, lors du dispendieux mariage le 26 août 2023, dans un luxueux domaine, de Sophia et de Cédric Martinez, directeur des services techniques agathois et également mis en examen dans le dossier. Une jolie liasse de billets de 4 500 €, dans une enveloppe, avec tous ses vœux de bonheur pour le nouveau couple.
Une pratique qui semble d’ailleurs avoir été généralisée chez certains des 300 invités : Sophia Martinez a estimé « entre 25 000 et 30 000 € » les dons en espèces récoltés ce jour-là par les mariés. Et ce alors qu’elle n’aurait payé de sa poche ni la location de la salle, ni le traiteur, ni le disc-jockey, ni les vins, alors que le budget de la soirée aurait été de plus de 60 000 €.
Même les alliances, de chez Cartier et choisies chez un bijoutier biterrois, auraient été offertes par l’un des invités, le couple ne s’acquittant que de la facture… des faire-part.
Dernier point reproché au promoteur : un billet d’avion à destination de Paris pour Sophia, soit quelques centaines d’euros de plus qu’il aurait réglé de sa poche. D’autres clients ont semble-t-il aidé la voyante à voir du pays : les enquêteurs cherchent toujours à déterminer qui a payé les voyages effectués avec certains de ses enfants au Mexique, début 2023, ou en Tunisie, l’été de la même année. Le voyage de noces à Tahiti, lui, semble avoir été financé par les dons recueillis lors du mariage.
« J’ai agi par reconnaissance » a semble-t-il expliqué le promoteur sétois, qui a été mis en examen pour abus de confiance et abus de bien social, et placé sous contrôle judiciaire. Son avocat n’a pas souhaité s’exprimer sur cette nouvelle mise en examen, qui n’est sans doute pas la dernière de cet étonnant dossier à tiroirs.
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cette affaire devient comme la restauration d'une vieille maison en pierres plus vous grattez plus vous découvrez des soucis.
Et sur Montbazin les nombreuses procèdures concernant le Chemin des Piochs, c'était en fait juste pour construire. Les panneaux pour construction sortent maintenant ! Les raisons des procèdures bâillons à l'endroit de certains riverains ? Le site montbazin autrement .com nous a permis de comprendre.
On connait l'identité de ce PROMOteur sétois et le nom de son groupe.
Comment a-t-il pu faire cela sur Agde, alors qu'il est si honnête sur Sète où son groupe a fait de nombreuses réalisations. Un notable sétois ami de nos édiles locaux, cela m'étonne ? Je pencherais pour l'erreur policière pour le moment et plus tard pour l'erreur judiciaire.
justement, pourquoi le nom du PROMOteur reste non publié , contrairement au directeur de Eiffage !!