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À deux semaines de la rentrée universitaire à Montpellier, beaucoup d’étudiants n’ont toujours pas trouvé de logement. Entre stress et inquiétude, c’est un véritable casse-tête pour de nombreux jeunes.
Cette année encore, la crise du logement étudiant sévit sur Montpellier. Après des semaines de galère, Mathis peut enfin envisager sa rentrée en première année de licence cinéma audiovisuel sereinement. « Au bout de la troisième phase, j’ai trouvé un appartement ». Il ira à la résidence universitaire Boutonnet. Au départ, il devait avoir un logement de 17 m2 mais au final ce sera un 9 m2. « Tant que j’ai quatre murs et un toit ça me convient », relativise l’étudiant, venu de Narbonne. « Ma chambre me servira juste à dormir. 9 m2 pendant trois ans, ça va être un peu compliqué », admet-il.
Même constat pour Janelle, fraîchement arrivée de Marseille avec ses parents, valises et sacs de courses à la main, prête à emménager. « Je regardais tous les jours le site pour voir si la liste d’attente avançait ». Soulagée, elle estime avoir été chanceuse : « Certaines de mes amis n’ont pas eu de logement Crous ».
Si certains ont décroché l’un des logements, tant espérés, proposés par le Crous, d’autres attendent toujours avec espoir. C’est le cas de Maéra. Elle est arrivée récemment de Mayotte avec sa mère. « On nous dit qu’en étant boursier on est priorisé. Mais aujourd’hui, je n’ai toujours pas de logement ». Une situation critique qui semble sans fin. Sa mère ne cache pas son inquiétude : « Je n’en dors pas. Je suis désespérée ».
Au Crous de Montpellier, ce vendredi 22 août, elles espéraient qu’une place se libère. Elles sont ressorties bredouille. « Ils nous ont répondu que sur place, ils ne pouvaient rien faire. Ils nous ont renvoyés vers la plateforme en ligne », déplore la mère de Maéra. Les recherches auprès des agences vont continuer pour Maéra. « Si elle n’a finalement rien, je ne sais comment on va faire car financièrement c’est difficile », explique sa mère.
Face à une pénurie de logements Crous, certains se rabattent sur les sites d’annonces entre particuliers ou les agences immobilières. Là encore, les places sont prises d’assaut. Un autre problème, les critères de sélection des agences sont jugés trop restrictifs. « J’ai quatre garants dont le cumul de leur salaire est de 6 000 € par mois, mais personne ne nous recontacte », précise Eva. Après plus d’une dizaine de visites, le sentiment de résignation s’installe. « Je vais peut-être renoncer à continuer mes études », répond la future étudiante qui doit normalement faire sa rentrée à l’Université Paul Valéry.
Un marché sous tension auquel s’ajoute la problématique du calendrier de la plateforme Parcoursup. « Les réponses universitaires tombent souvent tard, au moment où presque tous les logements sont déjà pris », regrette Emma, admise en licence de droit.
Étudiant en alternance, Akkim raconte aussi son calvaire : « Pour un T1 à 550 €, on m’a demandé de justifier de 2 200 € de revenus mensuels ou de fournir un garant en CDI gagnant trois à quatre fois le loyer. Or, ma mère, seule, gagne 1 760 € nets, insuffisant selon leurs critères ». Avec un salaire tous les mois, Akkim se voit tout de même refuser des logements.
À chaque rentrée, les étudiants font face à un parcours du combattant pour se loger. Mais alors, comment expliquer ce manque de logement ?
Interrogé sur cette situation, le Crous de Montpellier indique que « le volume global des demandes reste relativement stable ». Selon les chiffres du Crous de Montpellier, cette année 34 300 vœux ont été déposés par 14 000 étudiants – ces derniers peuvent formuler jusqu’à quatre vœux. Environ 12 800 ont été satisfaits pour le moment. « Le Crous est un acteur majeur, mais il ne peut pas à lui seul couvrir l’ensemble de la demande. Notre mission prioritaire reste l’accueil des étudiants boursiers », souligne l’établissement.
Montpellier compte aujourd’hui plus de 80 000 étudiants, dont environ 40 000 boursiers, pour près de 10 400 places en résidences Crous sur l’ensemble de la ville. Le casse-tête n’est pas près d’être résolu…
L’an dernier, le taux d’occupation des résidences universitaires de Montpellier était de 97,6 %. Certains sites connaissent une très forte demande : Triolet, Boutonnet et Alexandrie. "Cette attractivité s’explique par leur localisation porche des universités, la desserte en transports en commun et la proximité du centre-ville", précise le Crous de Montpellier.
Pour pallier une demande toujours plus forte, le Crous annonce l’ouverture en septembre d’une résidence de 90 logements sur le site de la Voie-Domitienne. D’ici la fin de l’année, il prévoit également la construction de 200 logements supplémentaires et l’ouverture d’une résidence internationale de 102 logements dans les locaux de l’ancienne école de chimie de Montpellier.
De son côté, Altémed, l’aménageur public de la Métropole de Montpellier, renforce l’offre de logements étudiants en proposant 27 studios à la location pour les étudiants. D’ici 2030, trois nouvelles résidences devraient voir le jour. Altémed gère aujourd’hui 700 logements étudiants dans Montpellier.
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Plus aucun intérêt d'investir dans des logements étudiants, Montpellier ville très chère aux niveau impôts, encadrement des loyers, autorisations de louer parfois, tourne over des étudiants qui changent d'avis trois fois dans l'année et quittent le logement, dégradation parfois même minimes mais existantes, solvabilité des étudiants aléatoire, et des cautions également, les investissements rentables sont en périphérie, avec des locataires à l'année.
"C'est de choisir une filière qui débouche sur des emplois réels et bien payés ?
La bonne blague : le patronat se gave depuis quelques années d'alternants payés au SMIC et payent les jeunes diplômés au lance-pierre."
Ben voyons, la bonne excuse des 25% à 55%, selon les territoires, de gens en âge de travailler ou étudier sans aucune activité connue.
Mes deux enfants ont fait des études dans un secteur décrié, le bâtiment. Ils n'ont jamais cherché du travail et sont après une douzaine d'années d'activités professionnelles sur des salaires annuels net à six chiffres ….
Le cas de la plupart des jeunes autour de moi. Bon, ils ne sont pas restés à mariner dans l'ex glanguedoc-roupillon …
En fac, aucun soucis pour trouver un logement : ils étaient sur Toulouse. Ils travaillaient durant l'été et taillaient un peu de vignes l'hiver.
La vie ce n'est pas comme dans les télé-réalités ….
Construire des logements étudiants coûte cher : mais on préfère payer des fonctionnaires inutiles et coûteux pour ne faire que des cocottes en papier. Sans oublier les 60 000 conseillers inutiles de France Travail squattant la machine à café et rien d'autre !

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