Dans nos trois départements, le marché de l’immobilier professionnel reste fragile. Parcs d’activités, bureaux, commerces… tous subissent un contexte national attentiste et un coût de financement renchéri. Le phénomène est prégnant dans les zones dont le foncier permet de nombreuses combinaisons.
À la chambre de commerce et d’industrie Marne Ardennes, Felipe Dias constate toutefois que la demande pour les petites surfaces (1 500 à 5 000 m²) résiste. Artisans et gérants de TPE et PME locales continuent d’investir portés par « une logique patrimoniale » : « Ces chefs d’entreprise cherchent à pérenniser leur entreprise en répondant à un besoin de développement ou de repositionnement géographiques. Leurs dossiers sont solides », constate le responsable implantation et immobilier.
En revanche, les grands projets logistiques ou industriels (20 000 à 40 000 m²) sont à l’arrêt, freinés par le coût du crédit et la dépendance à des donneurs d’ordre nationaux très frileux à se lancer. Côté foncier, huit ventes ont été conclues en 2025 (5,44 ha) et une dizaine sont prévues en 2026 (4 ha).
Dans ce contexte, le réaménagement d’anciens locaux ou ateliers peut devenir une solution de repli attractive. Côté tertiaire, même tendance. À Reims et Châlons, la demande demeure faible. « On a toutefois noté un frémissement cet été, avec des demandes des petits espaces (15 à 30 m²) et en administratif ou back-office pour des surfaces plus importantes. »
Manque de porteurs de projets, loyers très élevés, fermeture d’enseignes locomotives… Dans le commerce, l’essoufflement est généralisé. Toutefois, d’importantes disparités géographiques sont à noter. À Charleville, le secteur souffre selon Anthony Gout de Rimbaud Immo qui note « qu’actuellement rien que dans la rue piétonne, on compte sept cellules vacantes ».
À l’inverse, l’Aisne continue de tirer profit de sa proximité avec les métropoles et son foncier bon marché. « Les investisseurs parisiens continuent de se replier sur le secteur où les locaux n’ont pas déserté, analyse Remy Bleuse, consultant pour Entreprise Immobilier entreprise. En 2025, on a quand même réussi à installer les enseignes Car Glass, Salade&Co ou Quick. Donc, il faut attendre. »
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