Candidate républicaine soutenue par Donald Trump, Kari Lake n'est pas parvenue à s'emparer du siège de gouverneure de l'Arizona. Au terme d'une compétition serrée, la démocrate Katie Hobbs l'a emporté sur le fil. Cette défaite fragilise un peu plus l'ex-président qui devrait annoncer sa candidature à la présidentielle de 2024 ce mardi.
Par Les Echos
Nouveau revers très remarqué pour l'ex-président Donald Trump. Kari Lake, une candidate républicaine soutenue par le milliardaire, a échoué, lundi, à s'emparer du siège de gouverneur de l'Arizona. Cette défaite cinglante tombe mal pour Donald Trump, qui devrait annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2024 ce mardi.
Au terme d'une compétition serrée et tendue dans cet Etat clé, la démocrate Katie Hobbs l'a emporté sur le fil face à cette figure emblématique du trumpisme, d'après les chaînes CNN et NBC. Kari Lake, convaincue que l'élection présidentielle de 2020 a été volée à Donald Trump – malgré l'absence de preuves – avait refusé d'indiquer clairement qu'elle accepterait le résultat de son propre scrutin. Pour toute réaction, elle a tweeté lundi soir : « les habitants de l'Arizona savent quand on les arnaque ».
L'ancien président a, de son côté, immédiatement dénoncé l'invalidité du scrutin sur son réseau Truth Social. « Ouah ! Ils viennent de voler l'élection à Kari Lake. C'est vraiment grave ! » Cette femme de 53 ans, qui revendique le sobriquet de « Trump en jupon », dont la gauche l'a affublée, a été l'une des personnalités marquantes de la campagne. Elle était vue comme l'un(e) des lieutenants du républicain pendant les élections de mi-mandat, qui ont eu lieu le 8 novembre.
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L'ancienne présentatrice du journal sur l'antenne locale de Fox News avait transformé sa notoriété audiovisuelle en capital politique, cultivant une image de rebelle touchée par la grâce, qui a abandonné les « médias corrompus ». Immigration, criminalité, déclin… cette mère de deux enfants avait repris tous les thèmes de son mentor. Sa radicalité lui avait valu d'être qualifiée de « menace pour la démocratie » par une large partie de la presse américaine, qui l'imaginait déjà comme possible vice-présidente de Donald Trump en 2024.
Presque une semaine après la tenue des votes, tous les résultats des élections de mi-mandat ne sont pas encore connus : le contrôle de la Chambre des représentants, par exemple, reste une inconnue. Mais « la démocratie vaut la peine d'attendre », s'est réjouie, lundi soir, la démocrate et future gouverneure Katie Hobbs sur Twitter.
Secrétaire d'Etat de l'Arizona, chargée d'organiser les élections, elle s'était retrouvée sous le feu des projecteurs pendant la présidentielle de 2020, durant laquelle son Etat avait joué un rôle important. Katie Hobbs avait notamment confié avoir reçu des menaces après la publication des résultats, inlassablement contestés par Donald Trump et ses partisans.
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La défaite de Kari Lake représente une mauvaise nouvelle pour le magnat de l'immobilier, à qui la saison électorale n'a pas apporté la gloire qu'il espérait. Donald Trump s'était personnellement impliqué dans ces midterms, adoubant des candidats qui lui jurent une loyauté absolue.
Mais le parti républicain, qui voulait voir une vague conservatrice déferler sur le Congrès américain, n'a pas fait aussi bien qu'il l'espérait. Les démocrates ont déjoué les prédictions des sondages en réussissant à conserver leur contrôle du Sénat. Et à la Chambre des représentants, si la droite semble en voie de s'emparer de la majorité, elle pourrait être courte.
You're welcome, @KariLake. https://t.co/5jVFIprwxS
Surtout, nombre des poulains du milliardaire ont déçu, fragilisant sa position. Liz Cheney, bête noire républicaine du milliardaire, s'est moquée, sur Twitter, de la défaite de Kari Lake. Dans une lettre, la candidate déchue en Arizona remerciait Liz Cheney – qui appelait les électeurs à ne pas voter pour Kari Lake – de booster sa campagne. Liz Cheney lui a répondu lundi par un sarcastique « de rien ». Donald Trump doit aussi faire face à la concurrence de Ron DeSantis , gouverneur de Floride réélu de façon triomphale, à qui l'on prête des ambitions présidentielles
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