La député RN, candidate sans étiquette dans la ville du Var, peut désormais compter sur le soutien de Jacques Mallard, ex- commandant du groupe aéronaval.
Sur les bords de la Méditerranée, à Toulon, le cap est plus que jamais mis sur les municipales. Pour mener sa barque jusqu’à l’hôtel de ville, installée sur le port toulonnais, Laure Lavalette a choisi de s’appuyer sur un ancien marin de haut rang : Jacques Mallard. Ex-commandant du groupe aéronaval, il rejoint la liste de la députée du Rassemblement national. La candidate sans étiquette – mais soutenue par le RN – précise dans un communiqué qu’en cas de victoire, Jacques Mallard se verra confier la « mission d’adjoint chargé de la mer, de l’économie maritime et des relations avec la défense ».
« La Méditerranée est la plus grande richesse de Toulon […] Il convient de préparer les diverses échéances qui accompagneront l’arrivée du nouveau porte-avions », estime Laure Lavalette, alors qu’un récent sondage Ifop la donne largement en tête au premier tour, mais au coude à coude au second tour face à la maire sortante Josée Massi (DVD).
Après avoir recruté un ancien rugbyman du cru, l’équipe de Laure Lavalette souhaite maintenant parler aux militaires de Toulon – terre du premier port militaire d’Europe. « L’amiral Mallard va nous apporter avant tout son expérience, mais aussi sa parfaite maîtrise du monde maritime et de la Marine nationale. C’est évident de s’entourer d’une personnalité de ce niveau pour entretenir et renforcer les relations avec l’institution, qui est extrêmement présente à Toulon : ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes concernées », détaille pour le JDD Frank Giletti, député RN du Var et proche de la candidate.
L’ancien militaire séduit par la neutralité politique de la candidature de Laure Lavalette
« J’ai servi mon pays pendant 34 ans […] Je trouvais assez logique de poursuivre cet engagement, cette fois-ci au service de mes concitoyens toulonnais afin de rester un acteur de la vie publique et réussir à améliorer le quotidien de nos concitoyens », a de son côté expliqué Jacques Mallard sur le plateau de BFM Var ce mardi. « Le fait d’être sans étiquette m’a beaucoup séduit », a également déclaré celui qui a servi dans la Marine pendant 34 ans au sujet de la liste de Laure Lavalette. « J’étais engagé dans une neutralité républicaine du fait de mes fonctions au sein de mes armées, et je n’avais pas vraiment envie de soutenir un parti quel qu’il soit », a-t-il ajouté.
Le contre-amiral Jacques Mallard, désormais à la retraite, a notamment été commandant du groupe aéronaval (GAN), regroupant le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte comprenant plusieurs dizaines d’aéronefs, des sous-marins nucléaires d’attaque, un bâtiment ravitailleur et plusieurs frégates. « En plus de sa science de la mer, son expérience dans le commandement et le management vont être précieux », affirme Frank Giletti. Rendez-vous les 15 et 22 mars pour poser l’ancre à l’hôtel de ville ?
À ce stade, rien n’est certain. Selon une étude Ifop réalisée entre le 16 et le 26 janvier auprès d’un échantillon de 602 citoyens, Laure Lavalette arriverait largement en tête du premier tour avec 39 % des intentions de vote, devançant de 15 points la maire sortante Josée Massi (24 %). Le sénateur Les Républicains Michel Bonnus suit avec 15 %, devant Magali Brunel (union de la gauche hors La France insoumise, 13 %) et la candidate LFI Isaline Cornil (6 %).
Cependant, au second tour, un scénario d’union de la droite et de la gauche pourrait permettre à Josée Massi de l’emporter. Soutenue par l’ensemble des formations face à la députée RN, la maire sortante est créditée de 52 % des voix contre 48 % pour Laure Lavalette. « La campagne est un combat, nous ne sommes pas inquiets et devons continuer à convaincre », relativise pour le JDD Frank Giletti. La traversée n’est pas terminée
La député RN, candidate sans étiquette dans la ville du Var, peut désormais compter sur le soutien de Jacques Mallard, ex- commandant du groupe aéronaval.
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