C’est dans l’Aude qu’Umaniti Coliving inaugure son offre destinée aux seniors autonomes : 18 appartements meublés dans maison de maître du XVIe siècle, avec espaces communs et services inclus. Loyer : 1 810 euros par mois pour un T1, 2 190 euros pour un T2.
À deux minutes à pied des très réputées halles de Narbonne (Aude), et à 100 mètres de l’Hôtel-Dieu, voici donc le premier établissement d’Umaniti Coliving. C’est un nouveau concept de vivre ensemble en appartements meublés qui s’adresse à des seniors totalement autonomes. Dans une ancienne maison de maître − un hôtel particulier datant du XVIe siècle −, augmentée d’une construction moderne, 18 appartements premium (T1, T2) sont proposés, avec des espaces communs : grande cuisine, salle à manger, bar, salon, terrasses.
Ce lancement intervient dans un contexte de forte demande immobilière de jeunes retraités dans le sud, et plus précisément dans le Narbonnais ou à Perpignan et plus largement dans les Pyrénées-Orientales.
« C’est un nouvel art de vivre, notamment pour les personnes âgées qui peuvent souffrir d’isolement et de solitude et qui n’ont plus forcément le goût d’entretenir un patrimoine, un appartement ou même une maison. Nous sommes les seuls à offrir cette possibilité de vivre en autonomie dans son appartement tout équipé et aussi avec les autres dans les parties communes. Il y a même une chambre d’ami à disposition pour les visiteurs », détaille François-Xavier Hérail, le directeur général d’Umaniti Coliving.
« C’est très intéressant et très beau mais je ne me sens pas encore prête à sauter le pas, à abandonner ma propre maison. En revanche, j’ai un ami qui vit seul dans une grande maison face à la mer à Narbonne-Plage et qui s’ennuie mortellement, surtout hors saison. Je crois que ce concept pourrait lui convenir. Mais cette location meublée n’est pas à la portée de toutes les bourses », analyse Martine septuagénaire retraitée narbonnaise qui vient de faire la visite. Pour un T1 il faut compter 1 810 euros par mois, 2 190 euros pour un T2.
« En fait, le loyer, c’est un forfait qui comprend tout : le logement, l’accès aux parties communes, les assurances, Internet, les abonnements télé, l’eau, l’électricité. Et une maîtresse de maison se charge de la conciergerie et de l’animation du groupe en organisant des activités. Le résident ne s’occupe de rien », argumente François-Xavier Hérail.
« Avec mon épouse, nous sommes en réflexion. C’est très alléchant, une très belle adresse, décorée et agencée avec goût et une formule originale. Avec un emplacement de premier ordre. C’est un projet à mûrir car il s’agit d’abandonner son propre appartement. Il faut alors se dépouiller de ses objets, de ses meubles car tout ne peut pas rentrer ici », explique Pierre, retraité de 70 ans qui réfléchit à cette révolution de vie.
« L’accueil des premiers visiteurs est excellent. Mais c’est un nouveau concept à installer, qui se démarque des résidences de services pour les seniors qui regroupent parfois une centaine de logements », poursuit François-Xavier Hérail qui pilote ce projet porté par son père Jacques Hérail, associé à l’architecte Rémy Navarro et à la société d’investissement Hervé Delmas de Bordeaux.
Umaniti Coliving voit déjà au-delà, par-dessus les toits de Narbonne. En 2027, une ouverture à Perpignan est attendue. Les travaux doivent débuter dans quelques mois place de la République, une situation là encore très centrale. La holding a fait l’acquisition d’un ancien hôtel particulier que les Catalans connaissent bien : il a abrité, pendant des années, la mythique boîte de nuit le Boca-Boca. Et Umaniti a déjà identifié deux maisons de maître à Béziers (Hérault), près du Théâtre et à Carcassonne (Aude). Umaniti s’intéresse dans un premier temps aux grandes villes du pourtour méditerranéen avant de cibler des implantations dans des plus petites cités où il fait également bon vivre.
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