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La société familiale a abandonné le fioul pour se recentrer sur une ressource locale en plein essor. Elle s’appuie sur les syndicats de vallées pour répondre à une demande croissante
C’est une affaire familiale qui perdure grâce à l’activité bois. Voilà soixante ans, le grand-père, Albert Oronos, exerçait déjà l’activité pour alimenter les foyers du secteur. Par la suite, cette branche a été abandonnée, ses successeurs dans la famille, Jeannot et…
C’est une affaire familiale qui perdure grâce à l’activité bois. Voilà soixante ans, le grand-père, Albert Oronos, exerçait déjà l’activité pour alimenter les foyers du secteur. Par la suite, cette branche a été abandonnée, ses successeurs dans la famille, Jeannot et Maité, conservant uniquement l’activité fioul. Jusqu’en 2021, lorsque la nouvelle génération à la tête de l’entreprise Oronos, soit le jeune couple formé par Catherine (petite-fille d’Albert) et son époux Gilles Mocho, a fait le pari de relancer l’activité bois de chauffage, avant de céder celle dédiée au fioul en 2023 aux Établissements Lamothe.
Gilles Mocho dit avoir fait ce choix pour mieux se concentrer sur le bois qui, selon lui, « monte en flèche ». Il explique : « Quand je me suis lancé, je me suis rapproché de Peio Antchagno, des Aldudes, pour faire de l’abattage et du débardage. Il coupe le bois en forêt et il me le dépose en bord de route. On passe par l’Office national des forêts (ONF), les propriétaires de bois sont le Syndicat de Cize, le Syndicat de Soule et le Syndicat de la vallée de Baigorri. »
« Je suis autonome en tout, précise-t-il. J’ai un grumier, je me suis outillé pour faire face à l’activité qui se développe bien. J’approvisionne en bois mon dépôt et après, je travaille sur place à la découpe et la palettisation. On fait aussi sécher nous-mêmes le bois qui est ensuite prêt à brûler une fois livré. » Les essences travaillées sont le hêtre à 90 % et le chêne à 10 %.
Si les livraisons se déroulent principalement entre septembre et novembre, sur toute la côte jusqu’à Labenne et en Pays basque intérieur, elles commencent timidement en juin et juillet. Durant l’été, Gilles Mocho profite ainsi du calme relatif et de la météo pour s’approvisionner localement, ramenant sur le site de Saint-Étienne-de-Baïgorry des troncs de 4 mètres de long. Une façon d’anticiper et de préparer déjà la saison 2027-2028.
Autre signe de la bonne santé de l’entreprise Oronos : la création d’un nouveau dépôt, route de Banca, pour le stockage du bois en billon. Face au surcroît d’activité, Gilles Mocho forme également un jeune, Antton Rozados. « Ma petite entreprise ne connaît pas la crise », pourrait-il conclure, en fredonnant la célèbre chanson.
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