Dans le Var, les prix peuvent grimper très vite dès qu’on se rapproche du littoral. Bonne nouvelle : il reste des communes de plus de 5 000 habitants où un appartement de 70 m² peut encore s’envisager avec un budget inférieur à 200 000 € (hors frais de notaire et frais annexes). Voici 5 villes (classées par population décroissante) où le budget net vendeur estimé pour 70 m² reste sous ce seuil, avec des prix d’appartements en hausse sur un an.
 
Avec 39 433 habitants (Insee 2019), Draguignan combine taille de ville importante et des prix nettement plus doux que la moyenne nationale (3 142 €/m²). Côté marché, la hausse annuelle est marquée (+6,0% à 1 an), signe d’une demande qui prend le dessus sur l’offre. Sur un horizon plus long, la progression reste soutenue (+8,9% à 3 ans ; +26,7% à 5 ans), ce qui confirme un mouvement de fond plutôt dynamique. Dans une commune où la part de maisons atteint 40%, l’appartement garde un vrai rôle d’accès au marché, notamment pour les primo-accédants. Enfin, Draguignan se situe « en terre de Provence » entre le Verdon et le golfe de Saint-Tropez et revendique un patrimoine provençal important.
À Brignoles, l’équation budgétaire est l’une des plus confortables de ce top : on reste largement sous 200 000 € pour 70 m², avec un niveau de prix inférieur à la moyenne française (3 142 €/m²). La tendance est clairement orientée à la hausse (+6,0% à 1 an), ce qui traduit une demande supérieure à l’offre et un marché plutôt « tonique » sur le segment des appartements. La trajectoire est également positive à moyen/long terme (+8,9% à 3 ans ; +26,7% à 5 ans). Avec 47% de maisons, la ville reste mixte, mais l’appartement profite souvent d’une demande de centralité. Brignoles se présente comme la « capitale » du Centre-Var/Provence Verte, avec un centre médiéval et le palais lié aux Comtes de Provence.
Avec 12 616 habitants, Vidauban reste dans le bon couloir de prix pour un 70 m² sous 200 000 €. Là encore, la hausse est franche (+6,0% à 1 an), cohérente avec un marché où la demande « absorbe » bien l’offre disponible. Les évolutions à 3 ans (+8,9%) et 5 ans (+26,7%) vont dans le même sens. Point notable : la part de résidences secondaires est plus élevée qu’ailleurs dans ce classement (14,2%). Cela peut rendre certains micro-secteurs plus sensibles aux achats « plaisir » et donc plus volatils. La commune est très marquée « résidentiel » (72% de maisons) : l’appartement y constitue souvent une alternative plus abordable. Vidauban est aussi associée à la vallée de l’Argens, aux vignobles et à la Plaine des Maures, avec des activités nature (randonnées, canoë…).
Cuers reste accessible pour un 70 m². L’évolution annuelle est positive mais faible (+0,5% à 1 an) : on est davantage sur une phase d’équilibre/attentisme, plutôt que sur une tension nette. D’autant que sur le court terme, les prix reculent (–0,4% à 1 mois ; –1,9% à 3 mois) : le signal d’un marché en ajustement, où les acheteurs peuvent parfois retrouver un peu de marge. Sur la durée, la progression existe mais reste modérée (+1,5% à 3 ans ; +15,5% à 5 ans). Avec 64% de maisons et 4,2% de résidences secondaires, Cuers affiche un profil résidentiel stable. L’office de tourisme met en avant une destination « entre terre et mer », autour du Massif des Maures et des villages de la Porte des Maures.
Le Luc coche bien la case du budget : 70 m² restent sous 200 000 €, avec un prix au mètre carré nettement sous la moyenne nationale. La dynamique de prix est, elle, affirmée (+6,0% à 1 an), typique d’un marché où la demande dépasse l’offre, et la tendance demeure solide sur la durée (+8,9% à 3 ans ; +26,7% à 5 ans). Avec 62% de maisons et 5,7% de résidences secondaires, la commune est majoritairement pavillonnaire, ce qui peut soutenir l’attrait des appartements lorsqu’ils sont bien placés. Côté cadre de vie, Le Luc est présenté comme une petite ville au carrefour des grands axes du Var, riche en histoire et patrimoine (dolmen, oppidum, Tour Hexagonale…).
Pour rester sous la barre des 200 000 € (hors frais de notaire et frais annexes) sur un 70 m², le Var offre encore des options crédibles… à condition de regarder en priorité l’intérieur du département. Draguignan, Brignoles, Vidauban et Le Luc se distinguent par une hausse annuelle nette, typique d’un marché où la demande est bien présente. Cuers, de son côté, affiche une progression annuelle beaucoup plus douce et un repli à court terme : un profil souvent plus propice à la négociation et à la sélection « au cas par cas ». Dans tous les cas, à ces niveaux de prix, la rapidité de décision et la qualité du bien restent déterminantes.
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