Suggestions
Toute l'actualité de votre région en continu sur notre application
Trois associations ont quadrillé le centre-ville samedi 29 mars pour recenser et signaler les locaux vides, et inciter les pouvoirs publics à les mettre à disposition des sans-abri
Les associations Droit au logement (DAL), la Maraude du cœur et le collectif Contre les abus policiers (Clap33) ont organisé samedi 29 mars une opération de recensement des immeubles vacants dans le centre de Bordeaux. Objectif : dénoncer la situation des personnes vivant dans la rue alors que le…
Les associations Droit au logement (DAL), la Maraude du cœur et le collectif Contre les abus policiers (Clap33) ont organisé samedi 29 mars une opération de recensement des immeubles vacants dans le centre de Bordeaux. Objectif : dénoncer la situation des personnes vivant dans la rue alors que le droit de réquisition permettrait de les mettre à l’abri dans des immeubles vacants. Lors de la dernière Nuit de la solidarité, en janvier, 392 personnes sans abri avaient été recensées comme vivant dans la rue, 245 dans des bidonvilles et 124 dans des squats.
Un chiffre que les militants veulent mettre en face des 30 000 logements vacants dans l’agglomération de Bordeaux, dont plus de 12 300 dans la seule ville centre. Selon la conseillère municipale Myriam Eckert, fondatrice du Clap33 et membre du DAL, « le problème est persistant année après année, et il a même tendance à s’aggraver. Dans l’agglomération de Bordeaux, on a une ville grande comme Périgueux avec des locaux vides. Le repérage des logements vacants permet de sensibiliser la population, de lui faire prendre conscience visuellement de la situation en posant des autocollants sur les immeubles vacants. Le but est aussi d’alerter les pouvoirs publics sur le fait qu’il existe une possibilité d’appliquer la loi de réquisition ».
Cette loi autorise le préfet à mettre à disposition des sans-abri des locaux inhabités, pour une durée temporaire et en échange d’une indemnité d’occupation. « Le droit au logement est constitutionnel, poursuit Myriam Eckert, la réquisition n’est pas une spoliation : il y a comme un accord avec le propriétaire. Beaucoup de gens qui sont à la rue pourraient payer un loyer, et l’État se porte garant auprès du propriétaire en cas de problème ».
Estelle Morizot estime qu’il faudrait un état des lieux des locaux vides appartenant à la mairie, aux collectivités ou à l’État, pour les mettre à disposition. Ce samedi, les associations ont lancé la réalisation d’une carte interactive permettant de recenser et signaler les locaux vides, quartier par quartier. Ce qui permettra de les indiquer aux autorités.
Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s'engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.
En acceptant les cookies, vous pourrez accéder aux contenus et fonctionnalités gratuites que propose notre site.