Un salon de barbier a ouvert à Soissons
La barbe est tendance, à la mode, et depuis peu, Soissons est à la page. Le 16 août, un barber shop a ouvert dans le quartier Saint-Waast. Là-bas, on ne rase pas seulement la barbe, on la taille avec soin, selon des styles variés. Les hommes peuvent aussi y faire couper leurs cheveux. « Avant, beaucoup laissaient la barbe brute, maintenant les hommes l’entretiennent, décrit Elsa de Figueiredo, la patronne de ce salon. Ils la taillent, et utilisent des produits pour en prendre soin aussi. » Couché sur un fauteuil, le client vit un moment de « plaisir et de détente ».
« J’y pensais depuis longtemps, raconte-t-elle. Je stagnais en coiffure femme. J’ai été formée à être barbier il y a 30 ans, et j’ai toujours pratiqué depuis en maison de retraite. J’ai suivi une formation en avril-mai pour me remettre à jour, connaître les nouvelles tendances. » Déjà patronne du salon de coiffure à côté, elle a profité de la disponibilité du local pour y faire un lieu dédié à la barbe.
“Avant, beaucoup laissaient la barbe brute, maintenant les hommes l’entretiennent”
Elle a effectué les travaux en même temps qu’elle travaillait au salon de coiffure, en juin. Elle a déjà une centaine de clients, dont beaucoup qui allaient auparavant à Chauny ou Reims.
Il y a dix ans, le métier de barbier avait presque disparu en France. Mais avec le retour de la mode, de nombreux salons ont ouvert ces dernières années. C’est un vrai marché : il se vend de plus en plus de produits de rasage (huiles, baumes, crèmes) qui sont utilisés par les salons.
« Je suis née dans un monde de barbiers, raconte Elsa de Figueiredo. Au Portugal, mon père était coiffeur et barbier jusqu’à mes 3 ans. Après, on a immigré en France et il a fait autre chose. Mais ces souvenirs sont restés gravés. Mon père m’a formée à la coiffure quand j’avais 16 ans. » De lui, elle a d’ailleurs gardé le fauteuil qu’il utilisait dans son salon, et l’a placé à côté d’un miroir.
À l’image du salon, la décoration est atypique et vintage : un mélange des années 1930, des années 1950 avec une touche nord-américaine. Beaucoup d’objets sont issus du recyclage, comme un gros bidon d’huile qui a été relooké et transformé en bureau d’accueil et de caisse. D’autres objets anciens (téléphone, appareil photo…) ont été chinés sur Le Bon coin.
Deux employées coiffeuses vont être formées à l’activité de barbier. « Pour moi, c’est un plus, explique Fabienne Melling, l’une d’elles. Déjà, je préfère coiffer les hommes. On a plus de finitions à faire et plus de créativité. »
29 boulevard de Strasbourg, tél. 03 23 59 50 23.
Anaïs Gerbaud
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