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Plusieurs mesures pour pallier la crise du logement ont été inscrites au budget 2026
Le budget 2026, qui devrait être adopté lundi après le rejet attendu de deux motions de censure, comporte plusieurs mesures liées au logement pour soutenir la construction neuve et rénover l’existant.
Un plan plus vaste de relance face à la crise du logement sera annoncé courant février par le ministère de la Ville et du Logement.
Le budget prévu pour les aides à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ est de 3,6 milliards d’euros, une enveloppe équivalente à celle de l’année dernière, mais qui coûte moins cher à l’État grâce à un recours accru aux certificats d’économie d’énergie.
Avec ces fonds, l’Agence nationale de l’habitat prévoit de financer 150 000 travaux de rénovation isolés (changement d’une chaudière ou de fenêtres) et 120 000 rénovations globales de logements (68 000 en copropriété et 52 000 logements individuels). Cet objectif de 120 000 rénovations est cependant déjà amputé par les 83 000 dossiers encore en stock en cette fin d’année.
Le guichet de demande de subvention devrait rouvrir pour tous les ménages, selon la promesse du gouvernement, après une période de pause puis de réouverture partielle réservée aux plus modestes en 2025.
Un nouveau dispositif fiscal pour inciter les Français à investir dans un logement pour le louer a été retenu par le gouvernement, après consensus des parlementaires et du secteur immobilier.
Ce « statut du bailleur privé » ou « dispositif Jeanbrun » – du nom du ministre du Logement – va plus loin que la première version présentée par le gouvernement, puis amendée et votée par le Parlement. Il prévoit des amortissements et d’autres avantages fiscaux à condition de pratiquer des loyers plafonnés et de s’engager à louer son appartement pendant neuf ans.
Le dispositif s’applique partout en France. Pour les logements anciens, la réalisation de travaux représentant 30 % du montant de l’acquisition est nécessaire pour bénéficier de la mesure.
Le gouvernement a décidé de réduire le montant d’un prélèvement effectué sur les recettes des bailleurs sociaux pour leur permettre de construire et rénover plus de logements.
Ainsi, la réduction de loyer de solidarité sera de 900 millions d’euros, au lieu de 1,3 milliard dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026.
En revanche, les organismes HLM vont verser 275 millions d’euros – 200 millions d’euros de plus qu’en 2025 – au fonds national d’aides à la pierre, principal outil de pilotage de la création de logements sociaux.
La fusion de deux taxes sur les logements vacants (taxe sur les logements vacants et taxe d’habitation sur les logements vacants) a été retenue par le gouvernement.
L’amendement, qui vise à simplifier cet outil et à le laisser entièrement aux mains des maires, prévoit que les communes puissent augmenter cette taxe, jusqu’à deux fois plus que le taux d’imposition actuel.
Le but de cette mesure, qui faisait consensus parmi les parlementaires, est de faire revenir sur le marché locatif des logements inutilisés depuis plusieurs années.
Le gouvernement a abandonné l’idée d’une « année blanche » des prestations sociales et les aides personnalisées au logement (APL) seront donc revalorisées avec l’inflation en 2026.
En revanche, le texte prévoit de supprimer les APL pour les étudiants étrangers hors Union européens non boursiers à partir de la rentrée 2026, une mesure dénoncée par les associations d’aide au logement.

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