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Dans certaines communes, l’investissement dans une passoire thermique, plutôt que dans un bien immobilier neuf, peut s’avérer intéressant, compte tenu de l’écart de prix entre ces deux types de bien.
Au moment de se lancer dans un investissement locatif ou dans l’achat de sa résidence principale, les passoires thermiques, ces biens dont les DPE sont classés entre E et G, font souvent effet de repoussoir.
Ces logements peuvent en effet être synonymes de dépenses énergétiques élevées, d’un certain inconfort, voire d’une interdiction de mise en location, comme c’est le cas pour les logements classés G, depuis le 1er janvier 2025.
Pour les investisseurs locatifs, l’interdiction de louer les logements classés F impliquera de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Photo Adobe Stock
Mais dans certains cas, ces passoires thermiques peuvent également représenter des opportunités d’achat, que l’on souhaite réaliser un investissement locatif, ou se lancer dans l’acquisition de sa résidence principale ou secondaire.
Selon la plateforme en ligne Maslow.immo, spécialiste de l’investissement locatif, dans certaines villes, le différentiel de prix important au mètre carré entre ce type de bien et un logement neuf, constitue un argument pour sélectionner un logement ancien, en vue de réaliser des travaux.
Sur les 115 communes passées en revue par la plateforme, 32 villes présentent un prix au mètre carré supérieur de 1000 € pour les logements en DPE A ou B, par rapport à un DPE E ou F.
Cet écart atteint même 2217 € à Boulogne-Billancourt, 2 130 € à Cagnes-sur-Mer, 1 893 € à Annecy et 1 858 € à Levallois-Perret.
Dans ces villes où le prix de l’immobilier est habituellement élevé, l’achat d’une passoire thermique peut s’avérer être un bon calcul, notamment pour les propriétaires occupants qui n’auront pas d’obligation légale de rénover rapidement pour gagner en performance énergétique, les interdictions pesant sur ces biens énergivores portant uniquement sur les appartements ou maisons mis en location.
Pour les investisseurs locatifs, l’interdiction de louer les logements classés F, d’ici 2028 et les logements classés E, d’ici 2034, impliquera de réaliser des travaux de rénovation énergétique, pour continuer à louer leur bien.
Mais même dans ce cas de figure, l’achat d’une passoire énergétique peut s’avérer rentable. Selon l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, citée par Capital, le coût d’une rénovation énergétique est évalué à 750 €  le m².
Dans certaines communes, l’écart de prix  entre un bien neuf et une passoire thermique rend intéressant cette seconde option, même en absorbant le coût des travaux.
Dans certaines villes, l’écart de prix au mètre carré entre le neuf et l’ancien s’avère relativement faible. Photo Adobe Stock
À l’inverse, dans certaines villes, l’écart de prix au mètre carré entre le neuf et l’ancien s’avère relativement faible et rend donc moins stratégique l’achat d’une passoire énergétique, pour un investissement locatif.
Selon Maslow.immo, c’est le cas notamment des villes de Caen (- 96 €/m² pour les logements classés en DPE en E et F par rapport aux biens classés en A et B), de Clichy ( -111 €) ou de Lille (-189 €).

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