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ven. 27/02/2026
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Si le marché de l’immobilier connaît une légère reprise depuis quelques mois, l’investissement locatif, notamment dans le neuf, peine à sortir d’une crise bien installée et a des conséquences sur la construction.
En 2025, les réservations de logements en vente en l’état futur d’achèvement (Vefa), étaient en baisse de 10,8 %. Photo Adobe Stock
Les bailleurs sociaux se font également de plus en plus rares, avec une baisse de 51 % du volume de vente entre 2024 et 2025. Photo Adobe Stock
C’est un chiffre qui illustre la crise majeure que traverse la construction neuve et en particulier l’immobilier locatif et qui peine à se résorber.
Selon les chiffres dévoilés il y a quelques jours par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), dans son bilan de l’année 2025 : plus d’une opération de construction sur cinq, est aujourd’hui suspendue ou arrêtée, en raison du manque d’acheteurs sur le marché, soit 20 % de l’ensemble des opérations, quand ce taux de retrait s’établissait à moins de 5 % en 2022.
Derrière ce constat apparaît un autre chiffre, qui explique ces difficultés rencontrées par la promotion immobilière : en 2025, les réservations de logements en vente en l’état futur d’achèvement (Vefa), étaient en baisse de 10,8 % et ont plongé de 19,6 % sur le dernier trimestre de l’année.
En parallèle, les prix au mètre carré continuent de progresser, contribuant à tendre le marché.
Le délai d’écoulement des logements s’est lui aussi allongé, notamment dans les grandes villes, où il atteint 48,4 mois à Grenoble, 24,9 mois à Lyon, 30,3 mois à Strasbourg ou encore 15 mois à Dijon.
Les bailleurs sociaux se font également de plus en plus rares, avec une baisse de 51% du volume de vente entre 2024 et 2025, suite à l’arrêt du dispositif Pinel, comme le souligne un article du site de BFM.
Si la FPI appuie également sur des signaux encourageants, comme le nombre de mises en vente, en augmentation de 9,4 %, ou le nombre de logements collectifs autorisés, en hausse de 15,6 %, la situation globale souligne l’ancrage d’une crise de l’immobilier locatif.
Les acteurs du secteur espèrent que le dispositif Jeanbrun, anciennement appelé « statut du bailleur privé », permettra de toucher de nouveaux investisseurs privés, qui prévoit notamment la mise en place d’un abattement fiscal, avec l’objectif de produire cette année environ 50 000 nouveaux logements locatifs.
La FPI appelle également à ce que les maires relancent les autorisations d’urbanisme permettant d’autoriser de nouvelles constructions.
Selon les chiffres de la fédération, ces autorisations ont diminué de 14 % sur le mandat qui s’achève (2020-2026).
Un chiffre qui s’explique notamment par l’instauration de dispositifs tels que la loi Zan (Zéro artificialisation nette).
La FPI propose de rediriger une partie de la TVA vers les communes, pour permettre de relancer cette offre.