Malgré le contexte de crise sanitaire, Nice continue d’attirer les acquéreurs et les investisseurs. Aurélien Gandoin, négociateur de l’agence SAG Immobilier, à Nice, nous éclaire sur le marché niçois de La libération et du Port .
Les Niçois profitent d’une excellente qualité de vie au bord de la mer Méditerranée et à deux pas de l’Italie et de Monaco. La ville est très bien desservie grâce à sa gare TGV qui la relie notamment à Paris en 5 h 30 et à la présence de son aéroport international Nice Côte d’Azur. Il est, en outre, très facile de se déplacer dans Nice avec le tramway et les différentes lignes de bus qui traversent la ville. Enfin, la métropole niçoise est un pôle économique majeur du sud de la France. Tous ces atouts contribuent à la forte attractivité de la ville.
L’ensemble de la ville est recherché, mais certains quartiers sont davantage plébiscités par les acquéreurs. C’est le cas du secteur du port, très animé avec de nombreux commerces et restaurants. Le quartier de La Libération, au nord de la ville, est également très apprécié avec son marché quotidien et ses équipements modernes comme la gare réhabilitée en bibliothèque et halle gourmande.
Aurélien Gandoin, négociateur de l’agence SAG Immobilier, à Nice
Dans le quartier du port, les acquéreurs doivent prévoir, en moyenne, 5 000 €/m² pour devenir propriétaires d’un appartement. Dans le secteur de la Libération, les prix sont moins élevés : il faut compter un prix moyen compris entre 3 800 et 4 000 €/m² pour acheter un appartement.
Les maisons sont rares dans ces deux quartiers et elles se vendent à des prix élevés. Il est difficile de trouver une maison à moins de 5 000 €/m².
Les délais moyens de transaction sont courts. Les logements affichés au bon prix se vendent en moins de deux mois. En règle générale, il faut moins de trois mois pour qu’un bien trouve preneur dans ces secteurs très demandés.
Pour louer un appartement près du port, les locataires doivent débourser un loyer moyen de 18 €/m². Dans le quartier de la Libération, le loyer moyen est plus proche des 15 €/m².
Nous constatons une part plus importante d’investisseurs dans la ville depuis le démarrage de la crise sanitaire. Ces derniers ont investi une partie de leurs placements bancaires dans la pierre devant l’incertitude des marchés financiers. Parallèlement, les primo-accédants sont moins présents en ce moment sur le marché. Les banques ont, en effet, durci leurs conditions d’emprunt. Elle demande désormais un apport personnel couvrant les frais de notaire et 10 % du prix de vente, ce qui freine la primo-accession.
Cela peut paraître paradoxal, mais, lorsque l’on achète un bien, il est important de penser à sa revente future. Le mieux est de privilégier un logement offrant une bonne exposition et comportant, idéalement, un espace extérieur.
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