Les pelleteuses ont débuté leur œuvre de démolition. Depuis mardi, les engins lourds sont entrés en action sur le quai Infernet pour commencer à grignoter la dalle du parking. Il ne devrait pas leur falloir plus de cinq semaines pour faire place nette.
Ensuite? Une nouvelle chappe de béton devrait être coulée sur le quai. Elle servira à accueillir les infrastructures du troisième sommet de l’Océan (UNOC) qui se tiendra en juin 2025.
« Nice a rendez-vous avec le monde », rappelle le maire Christian Estrosi, qui voit dans cette rencontre onusienne « l’occasion de doter les Niçois d’une salle polyvalente sans attendre la livraison en 2028 du futur centre de congrès et d’exposition qui doit voir le jour en lieu et place de l’actuel MIN Fleurs ».
Une « salle Apollon bis », avait promis le maire de Nice. Bien que « semi-provisoire ». Il appartient désormais à GL Events de la construire. La semaine dernière, la commission d’appel d’offres a tranché.
Ce poids lourd français de l’industrie événementielle a donc été retenu. Son expérience a sans doute pesé dans la balance.
C’est à GL Events que l’on doit déjà le Grand Palais éphémère installé depuis 2021 sur le Champ de Mars, comme bon nombre d’infrastructures des JO de Paris.
En mairie, on souffle que c’est surtout « la qualité technique » de son projet qui a pesé en faveur de ce candidat, et notamment « le respect des dernières normes environnementales en vigueur ».
Un projet fait « de verre et de bois » et qui sera en fait composé de trois bâtiments.
« Le premier a été baptisé provisoirement le pavillon de la Mer, en attendant qu’une consultation soit lancée pour que les Niçois puissent choisir son nom », dévoile Christian Estrosi en même temps que les dimensions de la salle « dotée d’une capacité d’accueil de 2.150 places exactement ».
Le bâtiment mesurera 85mètres de long par 45 de large et s’élèvera à 7,5mètres de hauteur pour respecter les préconisations de l’architecte des bâtiments de France.
C’est là, le long du quai Lunel, que les chefs d’État et de gouvernement se réuniront pendant le sommet de l’Océan.
« Mais dès la fin de la conférence de l’ONU la salle sera réaménagée, insiste Christian Estrosi. Polyvalente, elle pourra aussi bien accueillir des concerts que des spectacles en tous genres ou encore des congrès », assure le maire de Nice qui envisage déjà d’y installer l’orchestre philharmonique de Nice le temps de réaliser la rénovation de l’opéra.
Les deux autres bâtiments, « sur trois niveaux avec rooftop », constitueront « un complexe global de 3.800m carrés » supplémentaires, destiné à servir de future « gare maritime » au port de Nice, de « yacht-club », mais aussi d’espace de congrès en fonction des besoins.
Une fois la démolition du parking Infernet achevée, fin novembre, un gros travail préparatoire permettra d’installer les réseaux nécessaires à ces équipements.
Ce n’est que début janvier que les structures commenceront à être assemblées sur le port. Même si leur fabrication aura, en réalité, débuté bien en amont.
Sans doute « dès les prochains jours », souffle-t-on en mairie. Il faut dire que le calendrier est serré. Et GL Events connaît l’échéance: « Tout doit être terminé au plus tard le 30 avril 2025. »
Cela n’a pas échappé aux élus de l’opposition qui siègent au sein de la commission des finances de la Ville: l’autorisation de programme de 20 millions d’euros, débloquée il y a quelques mois par le conseil municipal pour financer l’UNOC, a été ramenée à zéro.
« On nous a expliqué que cette ligne allait être transférée sur le budget annexe des ports à la Métropole », confie Juliette Chesnel-Le Roux. Même si la cheffe de file des Écologistes convient que cela « peut paraître logique », elle estime que c’est néanmoins « très injuste » puisque c’est « l’ensemble des Métropolitains qui vont donc payer ce centre des congrès très niçois ».
En mairie, on explique qu’il ne pouvait en être autrement s’agissant, de fait, « d’infrastructures portuaires », avec notamment la création d’une une nouvelle gare maritime.
Christian Estrosi souligne que l’effort financier est en réalité minime, voire nul. « Sur les 20 millions initialement prévus, uniquement 18 millions sont transférés à la Métropole. Une charge financière qui sera très vite amortie puisque nous allons louer ces nouveaux équipements à l’État 10 millions d’euros dans le cadre de l’UNOC et qu’ils seront ensuite commercialisés pour accueillir des congrès et des événements, comme le Grand Pavois de la Rochelle qui a déjà décidé de se délocaliser à Nice. Nous devrions amortir ces infrastructures en l’espace de deux exercices à peine », promet le maire de Nice.
Le quartier général des Nations Unies, à commencer par la salle plénière où se réuniront les délégations officielles à l’occasion de cette troisième conférence sur l’Océan, sera bien installé sur le port.
En revanche, les à-côtés du sommet ont été délocalisés au palais des Expositions. Ainsi en a décidé l’ONU. « Il y a quinze jours lorsque j’étais en déplacement à New York », confirme le maire de Nice.
La « Green zone » accessible aux scientifiques, aux ONG et aux entreprises partenaires, ne sera donc pas installée sur le quai du Commerce, comme initialement envisagé. Cet espace servira en fait de « boat show ».
Des navires du monde entier, notamment des unités de recherche scientifique comme le Tara ou l’Ocean Explorer, devraient s’y amarrer durant le sommet.
Le port sera en effet réservé à l’Unoc dès la fin mai jusqu’à la fin de la conférence, le 13 juin.
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