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« La Défense ne veut plus céder son terrain ». Ces dernières semaines, une étrange petite musique se faisait entendre au pied du Faron. Le projet d’aménagement dit « de Mayol à Pipady », dévoilé en grande pompe fin 2021 par la Métropole TPM, serait-il finalement enterré par le refus des militaires de se séparer de l’ancien arsenal du Mourillon?
Les précautions prises par Hubert Falco lui-même, en évoquant le sujet lors du dernier conseil métropolitain, pouvaient appuyer cette théorie. « On a envie de le faire, encore faut-il qu’on en ait l’autorisation… », avait ainsi lancé le président de TPM.
Ce jeudi matin, le ministère des Armées a néanmoins tenu à rassurer tout le monde. « On n’a pas de réserves concernant le projet dans la mesure où nos intérêts propres sont sauvegardés. » Mais encore?
« Nous contribuons aux expertises pour permettre à TPM de construire son projet dans des conditions juridiques, sécuritaires et environnementales qui soient fiables. » Bref, si le propos reste sibyllin, ce n’est, nous jure-t-on encore, qu’en raison de l’extrême complexité du dossier. Mais les discussions existeraient bel et bien entre les deux parties, civile et militaire.
Reste la question du calendrier. Annoncée pour 2026, la réalisation du canevas prendra probablement plus de temps que cela. La collectivité aurait-elle sous-estimé la difficulté de la tâche? Possible.
Les terrains de l’ancien arsenal du Mourillon auraient des statuts juridiques mal définis qui compliqueraient immanquablement une opération de cession. « Si on arrive à mettre en place ce projet sur au moins deux secteurs avant la fin de ce mandat, ce sera une très bonne chose », a ainsi soufflé Hubert Falco la semaine passée.
Rappelons que ce programme, qui doit être livré au bout de 27 mois de travaux, porte l’ambition de « faire rayonner Toulon bien au-delà de la Métropole ». Un parc de deux hectares, un hôtel de prestige, un palais des congrès, une gigantesque « halle marine », un parking en silo et quatre immeubles de bureaux sont annoncés sur un bord de mer longtemps occupé par les militaires, puis par les ingénieurs de DCNS (ex-Naval Group).
Supporté par le privé, le coût du projet s’élève à plus de 150 millions d’euros. À noter qu’à Pipady, la mue de l’ancien môle des torpilles en restaurant reste également sur les rails.
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