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Publié le – Mise à jour le
Lefebvre Dalloz Compétences vous aide à suivre les évolutions du marché de l’immobilier. Connaître ces évolutions est essentiel pour prendre des décisions éclairées. Voici donc les tendances actuelles et futures, mais aussi les réglementations et les dispositifs qui disparaissent ou qui font leur apparition en 2025.
Après une période de baisse qui a débuté fin 2024, les taux de crédit immobilier connaissent un rebond en 2025. Selon Meilleurtaux (1), cette tendance s’explique par la stagnation des obligations assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans autour de 3,50 %. L’OAT stagne et les banques ne peuvent donc pas baisser les taux de crédit proposés aux futurs acquéreurs. En avril 2025, les taux moyens de crédit s’établissent ainsi entre 3,15 % sur 15 ans, 3,35 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans, avec des hausses de 0,10 % à 0,25 % selon les profils d’emprunteurs.
Comme le souligne Nopillo (2), les taux actuels s’inscrivent dans un contexte post-crise (Covid, guerre en Ukraine) où la Banque centrale européenne augmente ses taux directeurs pour contenir l’inflation. Si les ménages ont perdu l’habitude des taux ultra-bas (sous 2 % entre 2016 et 2022), ces derniers sont tout de même stabilisés autour de 3 %.
Après plusieurs mois de baisse des prix, le marché immobilier, quant à lui, affiche un tout nouveau dynamisme. Selon une analyse du Seloger (3), en janvier 2025, les prix progressent dans les zones rurales (+0,3 %), à Paris (+0,2 %) et dans les grandes métropoles (+0,1 %). Certaines villes comme Lyon, Rennes et Montpellier affichent des hausses un peu plus importantes de +0,6 % à +0,9 %. Cependant, cette embellie pour les vendeurs reste fragile. Au niveau national, les prix ont plutôt tendance à stagner. Ils baissent même dans trois grandes métropoles : Toulouse (-0,3 %), Bordeaux (-0,6 %) et Nantes (-1 %). Cette augmentation des prix n’est pas vraiment significative, et avec la remontée légère des taux de crédit, la tendance s’oriente plutôt vers la stagnation.
La hausse des taux et des prix est tellement faible, presque imperceptible, qu’elle ne freine pas la demande. Au contraire, elle redémarre depuis le début de l’année 2025. Il faut dire que malgré les faibles hausses du début de l’année, les prix ont tout de même fortement baissé depuis la fin 2022 (-8 % en moyenne sur trois ans), et les taux sont passés de plus de 4% en décembre 2023 à 3,19% en moyenne en février 2025 (4).
La demande immobilière affiche ainsi une hausse de +15 % au niveau national, selon les données du réseau Laforêt relayées par le Journal de l’Agence. Les régions enregistrent même un pic à +16 %, tandis que Paris suit avec +14 %. Les appartements, perçus comme plus accessibles, attirent particulièrement la demande (+18 % contre +11 % pour les maisons).
La loi de finances 2025 introduit plusieurs ajustements majeurs, impactant acheteurs, investisseurs et propriétaires (AFEDIM) (5).
Le PTZ est désormais étendu à tous les logements neufs (maisons et appartements) sur l’ensemble du territoire et ce, jusqu’en 2027. Depuis avril 2024, il ne s’appliquait qu’aux appartements neufs situés dans des zones tendues.
Les départements pourront désormais décider d’augmenter les droits de mutation de 0,5 point (soit de 4,5 % à 5 %), sauf pour les primo-accédants qui sont exonérés. Ce dispositif est applicable d’avril 2025 à mars 2028. La hausse dépendra de décisions locales.
Les dons destinés à l’achat ou à la rénovation d’une résidence principale sont quant à eux exonérés jusqu’à 100 000 € par donateur et 300 000 € par bénéficiaire, sous condition de conservation du bien pendant 5 ans.
Le budget passe désormais à 2,1 milliards d’euros (contre 3,3 milliards en 2024). Le “parcours par geste” est quant à lui prolongé jusqu’en 2025, notamment pour les travaux simples. Pour les rénovations de plus grande ampleur, seuls les ménages aux revenus supérieurs vont faire face à une baisse du montant des aides calculé par rapport aux plafonds de travaux.
Les amortissements déduits par les loueurs non professionnels (LMNP) seront réintégrés dans le calcul des plus-values. Seules les résidences étudiantes ou seniors échappent à cette règle. La loi Le Meur est venue modifier le régime fiscal des locations meublées à courte durée, en réduisant leur attractivité. Pour les meublés non classés, l’abattement fiscal passe de 50 % à 30 %, avec un plafond abaissé à 15 000 € (contre 77 000 € avant la réforme). Pour les meublés classés, l’abattement est réduit à 50 % (contre 71 % auparavant), plafonné à 77 000 € (vs 188 700 € précédemment). De plus, les maires peuvent désormais limiter la location des résidences principales à 90 jours par an (au lieu de 120 jours) afin de rééquilibrer le marché locatif en favorisant les locations longues durées.
L’avantage est reconduit jusqu’en 2026. Il concerne les plus-values issues de la cession de droits de surélévation destinés à des logements sont exonérées, sous engagement de réalisation dans un délai de 4 ans.
Alors qu’il avait pris fin en décembre 2024, ce dispositif qui incite les propriétaires à louer à des loyers modérés via une réduction d’impôt de 15 % à 65 %, vient d’être reconduit jusqu’au 31 décembre 2027.
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