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Ce 29 avril, ce n’est pas une mais deux plateformes d’aide à la mise en conformité (LCB-FT), notamment sur les fraudes et blanchiments, qui seront lancées par la niçoise Legapass, l’une des 10 legaltechs françaises fléchées par le gouvernement.
Objectif : automatiser des contrôles encore largement manuels et réduire drastiquement les délais de vérification, un service à haute valeur ajoutée pour les professions réglementées, soumises à moult procédures de vérification. Fondée à Nice en 2021, Legapass accélère donc sur son développement dans l’automatisation de la conformité LCB-FT (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme), en annonçant l’extension de son moteur à deux nouveaux métiers : VigImmo pour l’immobilier et VigiLexi pour les avocats, disponibles à partir de ce 29 avril.
Déjà déployée dans le notariat via sa solution VigiNot (aujourd’hui adoptée par un office sur deux en France), la techno Legapass répond à un déséquilibre structurel entre exigences réglementaires croissantes et moyens opérationnels limités dans les professions assujetties.
De fait, les obligations de vigilance, de traçabilité et de justification imposées aux professions réglementées ne cessent de se renforcer. Notaires, agents immobiliers ou les 70.000 avocats inscrits dans les barreaux français doivent aujourd’hui effectuer des vérifications approfondies sur leurs clients et leurs opérations, souvent via des process encore manuels, chaque dossier ouvert mobilisant plusieurs heures de traitement, avec à la clé un risque élevé en cas de manquement (sanctions disciplinaires, amendes, atteinte à la réputation).  » Le régulateur ne fera pas marche arrière. Les exigences de vigilance, de traçabilité et de justification vont continuer à monter. La vraie question […] n’est plus de savoir si elles doivent s’équiper, mais avec quoi « , appuie Jean-Charles Chemin, cofondateur et président de Legapass. « Ce qui est complexe avec les avocats, c’est que leur rapport à l’obligation de vigilance est par nature partiel, c’est la seule profession réglementée qui ne pratique pas la vigilance dans toutes leurs missions, secret professionnel oblige, explique-t-il. Mais sur le volet fiscal par exemple, dans le droit des affaires, il y a des obligations spécifiques. » Un niveau de vigilance sur les déclarations de soupçon à fournir que VigiLexi maîtrise via sa solution simple et efficace, développée d’après les recommandations d’usage, notamment, du Conseil National des Barreaux.
Avec VigImmo et VigiLexi, la société propose des plateformes « souveraines et clé en main » visant à transformer ces process manuels en parcours automatisés. Selon l’entreprise, les vérifications peuvent être réduites de 30 minutes à quelques secondes, tout en alignant le niveau d’exigence sur celui des grandes institutions financières. Cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large : couvrir l’ensemble des professions assujetties aux obligations LCB-FT d’ici fin 2026, trajectoire soutenue par les pouvoirs publics via l’accompagnement de Legapass par le ministère de l’Économie et des Finances et la Direction générale des entreprises (DGE) dans le cadre du programme France LegalTech.
La legaltech niçoise a également été distinguée par le prix Scale-up aux Trophées de l’Hypercroissance 2026, confirmant sa montée en puissance sur un marché où les enjeux réglementaires deviennent un levier d’innovation. et de simplification pour les professions réglementées.
« Le principe, c’est se servir d’un moteur commun, que nous personnalisons ensuite suivant la profession ciblée« , explique Jean-Charles Chemin. Une techno agile qui permet un développement rapide et maîtrisé sur l’ensemble des professions réglementées. Après le juridique et l’immobilier ? Cap sur le chiffre, avec les experts-comptables en ligne de mire. « C’est la suite logique pour Legapass. Nous sommes aujourd’hui sollicités par nombre de professions assujetties, dont les profession du chiffre. Nous y travaillons, il y aura beaucoup d’adaptations à prendre en compte. » Objectif : tendre vers des solutions « prêt-à-porter » mais retravaillées au fil de l’eau pour encore plus de performance, en tenant compte des retours terrain et bien sûr des évolutions législatives tout en proposant des tarifications attractives. « Sur VigiNot, notre première solution, on voit tout l’intérêt d’un outil corpo qui se veut aussi collaboratif, un peu dans un process de veille ou de formation continue. » Un échange gagnant-gagnant qui ne peut qu’affiner la performance, en collaboration avec les professionnels.
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