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Le collectif Contre les abus policiers et l’association Droit au logement ont organisé un repérage des logements vides dans le centre de Bordeaux, dimanche 24 mars, pour sensibiliser les habitants
Il y a plus de 30 000 logements vacants dans l’agglomération de Bordeaux, dont 12 300 dans la ville centre selon l’Insee, et entre 1 000 et 1 500 personnes à la rue. Dimanche 24 mars, le collectif Contre les abus policiers (Clap 33), avec l’association Droit au logement, a organisé une op…
Il y a plus de 30 000 logements vacants dans l’agglomération de Bordeaux, dont 12 300 dans la ville centre selon l’Insee, et entre 1 000 et 1 500 personnes à la rue. Dimanche 24 mars, le collectif Contre les abus policiers (Clap 33), avec l’association Droit au logement, a organisé une opération coup de poing dans le quartier de La Victoire. Les militants ou sympathisants étaient conviés pour ce qui était présenté comme une chasse au trésor. En fait, il s’agissait de repérer des logements vacants.
Fondatrice du Clap 33, conseillère municipale à Bordeaux (liste Bordeaux en luttes), Myriam Eckert estime que les statistiques de l’Insee doivent être mises en face des chiffres du sans-abrisme. Et remis dans le circuit du logement via la loi de réquisition des biens immobiliers.
Les participants à cette opération ont déambulé dans les petites rues, à la recherche d’immeubles vides. « On repère les signes de la vacance : des boîtes aux lettres qui débordent, des sonnettes sans nom, des portes antisquats », explique un militant du Clap 33. Il s’agit souvent d’immeubles vétustes, dans l’attente d’un nouveau sort. « Le but de l’opération est de montrer aux Bordelais l’existence de logements inoccupés à côté de chez eux, alors qu’il y a des gens à la rue, explique Myriam Eckert. Qu’il y ait des logements vides et autant de gens dehors est une aberration. La loi de réquisition n’est pas un principe de spoliation, elle prévoit une indemnité versée au propriétaire. Certaines personnes sans logement peuvent payer un loyer, il faut juste les aider pour les garanties. »
Myriam Eckert estime que la municipalité devrait négocier avec les propriétaires, pour les inciter à mettre leurs logements à disposition. Et rappelle que, juste avant son élection en 2020, l’équipe de Pierre Hurmic avait exprimé sa volonté d’utiliser la loi de réquisition. Une promesse qui n’a pas été réellement suivie d’effet, selon elle. « Les gens qui sont à la rue ne sont pas en sécurité et ne créent pas de la sécurité autour d’eux non plus », ajoute l’élue.
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