La propriété de La Madrague, ancien repaire de Brigitte Bardot, suscite aujourd’hui un imbroglio juridique autour de sa valeur réelle.
Après son décès le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot a laissé derrière elle sa discrète demeure de La Garrigue ainsi que sa mythique villa de La Madrague à Saint-Tropez. Acquise à la fin des années 1950 pour « une bouchée de pain », comme le rapporte Libération, son estimation fait aujourd’hui débat.
En 1992, Brigitte Bardot avait décidé de faire estimer la propriété. À ce moment-là, l’estimation officielle de La Madrague atteignait les 20 millions de francs (environ 3 millions d’euros). Mais avec le temps et l’essor de l’immobilier à Saint-Tropez, la valeur de cette maison s’est considérablement accrue. Selon un fonctionnaire proche du dossier, sa valeur est jugée « inestimable », tant la villa s’impose comme un bien unique au cœur de la Riviera française.
Le véritable problème ne réside pas dans l’estimation passée, mais dans l’héritage complexe que Brigitte Bardot a laissé derrière elle. Lors de son décès en 2023, La Madrague, comme d’autres biens de la star, a été léguée à la Fondation Brigitte Bardot (FBB), une organisation qu’elle avait fondée en 1986 pour défendre les droits des animaux. Mais la répartition de ce bien d’une valeur indéfinissable entre la Fondation et le fils unique de Bardot, Nicolas Charrier, pose aujourd’hui un défi de taille.
Tandis que certains experts estiment que la villa pourrait aujourd’hui valoir bien plus que les 3 millions d’euros de l’estimation initiale, la question de savoir comment diviser ce bien entre la famille et la Fondation reste un véritable casse-tête. Les avocats et experts sont face à un dilemme : comment évaluer correctement un bien dont la valeur semble échapper à toute logique économique ?
La Fondation Brigitte Bardot, qui repose principalement sur les dons et les legs des admirateurs de l’actrice, possède un patrimoine immobilier important, avec des villas, des maisons et des terrains dans toute la France. Mais cet héritage, qui a permis à la fondation de se développer, pose également de nombreux problèmes. Le plus important : la gestion de ces biens, dont certains, comme La Madrague, ont pris une valeur considérable. Et le fait que cette villa soit aujourd’hui jugée « inestimable » complique encore la situation.
Derrière cette question juridique se cache un enjeu bien plus grand : l’avenir de la fondation elle-même. Les dons, bien qu’importants, ne suffisent pas toujours à combler les besoins de l’organisation. Avec 170 testaments dédiés chaque année à Brigitte Bardot, souvent en échange de promesses de prise en charge des animaux des donateurs, la fondation gère un véritable empire immobilier. Comme le confie à Libération un ancien administrateur, « ce n’est pas notre vocation de devenir une agence immobilière ! ».

source

Catégorisé: