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PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Le nombre de propriétés résidentielles qui ont changé de mains au Canada en décembre était inférieur de 4,5 % à celui du même mois de l’année précédente.
L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) prévoit une croissance de 5,1 % des ventes immobilières nationales en 2026, marquant ainsi un rebond après le ralentissement du marché induit par les droits de douane l’année dernière.
L’association prévoit que 494 512 propriétés résidentielles changeront de mains cette année. Les perspectives publiées jeudi représentent une révision à la baisse par rapport aux prévisions de l’ACI de l’automne dernier, qui tablaient sur une augmentation nationale de 7,7 % des ventes résidentielles pour 2026.
Elle ajoute que le prix moyen des propriétés au niveau national progressera de 2,8 % sur une base annuelle pour atteindre 698 881 $, soit une baisse par rapport à sa prévision antérieure qui tablait sur une hausse de 3,2 %.
Les ventes nationales de propriétés devraient encore grimper de 3,5 % en 2027, le prix moyen des propriétés augmentant de 2,3 % pour atteindre 714 991 $.
L’ACI soutient que la demande refoulée, en particulier celle des acheteurs d’une première propriété, est le principal facteur qui sous-tend ses prévisions d’une activité plus soutenue par rapport à 2025. Elle ajoute que bon nombre de ces acheteurs potentiels ont été exclus du marché au cours des quatre dernières années en raison des difficultés d’accessibilité financière et des taux d’intérêt précédemment élevés.
Bien que les taux d’intérêt n’aient pas baissé autant que certains l’espéraient, leur niveau actuel « est à peu près le meilleur que l’on puisse espérer pour l’instant », affirme Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI, lors d’une conférence de presse.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier, et les économistes s’attendent à ce qu’il reste inchangé pendant une grande partie de l’année. Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a indiqué que ce taux était à un niveau approprié pour équilibrer l’inflation et la croissance économique.
Cela mettrait fin à la tendance à la baisse amorcée en juin 2024, qui a fait diminuer le taux directeur depuis ses 5 %, incluant un recul d’un point de pourcentage l’année dernière. La prochaine décision de la banque centrale devrait être annoncée le 28 janvier.
« La Banque du Canada a pratiquement terminé ses baisses. Nous pensons que c’est un facteur important pour les acheteurs d’une première propriété, car beaucoup d’entre eux ont probablement attendu d’obtenir le taux le plus bas possible avant de s’engager », explique M. Cathcart.
Un taux d’inflation plus bas devrait également stimuler l’activité dans tout le pays, affirme Cameron Forbes, directeur général de Re/Max Realtron Realty.
« Je constate le retour des acheteurs d’une première propriété », observe-t-il, ajoutant que l’emploi est resté stable à l’échelle nationale.
« Nous avons constaté une activité accrue chez les acheteurs d’une première propriété à la fin de 2025 […], ils ont donc de bons emplois. Je pense que la confiance reviendra lorsqu’ils se rendront enfin compte qu’avec les taux et les revenus actuels, ils peuvent maintenant se permettre d’acheter et que c’est le bon moment pour le faire. »
Selon l’ACI, la reprise prévue cette année devrait être largement tirée par la Colombie-Britannique et l’Ontario, après que les grands marchés, tels que Vancouver et Toronto, ont été durement touchés par l’incertitude économique liée au commerce en 2025.
« Ils ont beaucoup de marge pour se redresser, soutient M. Cathcart. Ils sont très bas en ce moment et l’offre est beaucoup plus importante pour les acheteurs, alors que d’autres endroits sont plus limités. »
L’activité en Colombie-Britannique et en Ontario devrait augmenter de plus de 8 % en 2026. La plupart des autres provinces devraient enregistrer des gains inférieurs de moitié, les ventes étant déjà à des niveaux plus élevés et l’offre beaucoup plus limitée.
Dans son rapport de décembre, également publié jeudi, l’ACI indique que le nombre de propriétés résidentielles qui ont changé de mains au Canada en décembre était inférieur de 4,5 % à celui du même mois de l’année précédente, les ventes ayant aussi diminué de 2,7 % en données désaisonnalisées par rapport à novembre.
Au total, 470 314 transactions ont été enregistrées en 2025, soit une baisse de 1,9 % par rapport à 2024, que l’association attribue en partie à « un recul des acheteurs au premier trimestre, sous l’effet des droits de douane ».
Cependant, le marché a connu une reprise à partir du mois d’avril, avec une hausse des ventes de 12 % en août, avant que l’activité ne ralentisse pour se stabiliser jusqu’à la fin de l’année.
Le marché « s’est endormi » le mois dernier, selon Tony Stillo, directeur de l’économie canadienne chez Oxford Economics, ajoutant que l’insécurité de l’emploi et l’incertitude liée à la guerre commerciale « risquent de maintenir de nombreux acheteurs et vendeurs potentiels à l’écart pendant encore un certain temps ».
Le prix de vente moyen national d’une propriété en décembre était de 673 335 $, soit 0,1 % de moins qu’en décembre 2024.
L’indice des prix des propriétés MLS, qui vise à représenter la vente de résidences types, a légèrement baissé de 0,3 % entre novembre et décembre 2025, mais a reculé de 4 % d’une année à l’autre.
M. Stillo avance que les prix des propriétés existantes devraient encore baisser avant de toucher le fond, mais que le marché « devrait sortir de sa crise d’ici le milieu de l’année, soutenu par des taux hypothécaires favorables, une meilleure accessibilité, une moindre incertitude en matière de politique commerciale et une reprise modeste de la croissance de l’emploi, en supposant que la renégociation de l’ACEUM soit couronnée de succès ».
M. Cathcart dit qu’il s’attend à ce que la reprise observée au milieu de l’année 2025 se répète en 2026, « à moins d’autres évènements imprévisibles majeurs ».
« D’un point de vue macroéconomique, nous avons vu beaucoup d’acheteurs revenir. La confiance est de retour, du moins par rapport à ce qu’elle était il y a un an », souligne-t-il.
Bien qu’il existe toujours des risques susceptibles de bouleverser ces projections, M. Cathcart soutient qu’il ne peut en identifier aucun d’aussi important que la guerre commerciale que le président américain Donald Trump, alors nouveau venu, menaçait de déclencher il y a un an à cette époque.
L’ACI indique que les nouvelles inscriptions ont diminué de 2 % d’un mois à l’autre, marquant ainsi la quatrième baisse mensuelle consécutive.
À la fin du mois de décembre, 133 495 propriétés étaient mises en vente à travers le Canada, soit une hausse de 7,4 % par rapport à l’année précédente, mais une baisse de 9,9 % comparativement à la moyenne à long terme pour cette période de l’année.
(Ottawa) L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) indique que les ventes de maisons ont chuté de 16,2 % en janvier par rapport au même mois l’an dernier, le sud de l’Ontario ayant été frappé par une importante tempête hivernale.
La location de bureaux dans la dernière phase du complexe CIBC Square, au centre-ville de Toronto, affiche maintenant complet, ont annoncé mardi La Caisse et le gestionnaire de placements immobiliers Hines.
Les mises en chantier résidentielles dans les villes canadiennes de plus de 10 000 habitants ont légèrement augmenté de 1 % en janvier par rapport au niveau mensuel observé un an plus tôt.
Des solutions à la surchauffe immobilière et à la pénurie de logis abordables devraient-elles être au cœur de toute politique familiale ? Une étude chiffrée sur l’impact de la crise du logement sur la fécondité porte à le croire. Va pour la fornication, chéri, mais pas avant quelques préliminaires sur Centris.
Moins d’immigration et des mises en chantier soutenues : selon les prévisions des principaux acteurs de l’habitation, la demande en logements devrait être moins forte en 2026, et le prix des maisons existantes devrait se stabiliser… en 2027. Malgré tout, l’abordabilité demeure « sous très forte pression », fait valoir une analyse économique de Desjardins.
(Ottawa) L’agence nationale du logement du pays prévoit une reprise des ventes immobilières cette année, même si la demande devrait rester inférieure aux moyennes historiques en raison de la faible croissance économique.
Les États-Unis vivent une grave pénurie de logements. Selon Moody’s, il faudrait en construire plus de 2 millions pour en venir à bout.
(Montréal) L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) indique jeudi que les ventes de propriétés dans la région de Montréal ont chuté de 15 % en janvier par rapport à l’année précédente, en raison d’une pénurie de l’offre et d’un pouvoir d’achat limité pour certains ménages.
En plein cœur d’une vague de renouvellements hypothécaires, la proportion d’emprunteurs qui accusent des retards de paiements d’au moins 90 jours est en hausse au Canada, mais pas à Montréal, révèle jeudi la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).
En 2025, les secteurs où il est encore possible d’acheter une maison en n’y consacrant pas plus de 30 % de son revenu chaque mois ont pratiquement disparu de la carte. Sur l’île de Montréal et dans la grande région de Québec, presque tous les nouveaux propriétaires au revenu moyen doivent aujourd’hui dépasser ce seuil symbolique.
Dans la grande région de Montréal, un condo neuf peut parfois coûter jusqu’à 30 % plus cher qu’un condo équivalent construit il y a quelques années. De quoi décourager les acheteurs d’en acheter et les constructeurs d’en construire.
(Toronto) Un nouveau rapport indique que les investissements dans l’immobilier commercial canadien devraient rebondir cette année, avec une augmentation de plus de 8 % du volume des ventes immobilières.  
Le courtier hypothécaire le plus connu du web, Pierre-Charles Jolicœur, devenu populaire en racontant les histoires invraisemblables de ses clients sur les réseaux sociaux, pourrait voir son droit de pratique temporairement suspendu. L’Autorité des marchés financiers l’accuse d’avoir divulgué des détails personnels sur certains clients sans leur consentement, mais aussi d’avoir transmis des informations trompeuses à une institution financière.
L’OACIQ n’a pas réussi à démasquer un courtier immobilier qui avait menti à des acheteurs pour leur vendre une maison ayant eu des infiltrations d’eau. Les nouveaux propriétaires ont dû débourser plus de 220 000 $ en frais d’avocat pour découvrir la vérité et aller en procès.
Beaucoup de logements locatifs, peu de maisons unifamiliales et encore moins de condos. Voici le résumé du bilan de la construction résidentielle au pays comme au Québec.
La hausse suggérée du loyer pour 2026 sera connue lundi. Elle sera calculée pour la première fois en plus de 40 ans avec une nouvelle formule beaucoup plus simple et suivra par conséquent de très près la moyenne de l’inflation des trois dernières années, au Québec, soit l’équivalent d’environ 3 %.
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