Dans la capitale des Gaules, l’activité constructive ne semble plus chuter, sans pour autant se redresser vraiment. « Le marché se révèle assez robuste pour des achats de résidences principales, dopés par le BRS [le Bail réel solidaire, un dispositif permettant à des ménages modestes d’acheter un logement neuf en zone tendue, NDLR]. Les bons projets se vendent », assure Bérengère Bouvier, dirigeante de Bouygues Immobilier, également à la tête de la fédération des promoteurs immobiliers locale. Elle évoque « des promotions ponctuelles et des réaménagements de lots sur les programmes achevés ».
Dans la métropole, les stocks s’élèvent à 2 900 logements, en hausse de 9 %. « Les réservations ont chuté de moitié, de 4 300 à 2 170 unités, en dix ans », rappelle Romain Petrozzi, d’Altarea Cogedim. Les prix sur l’ensemble de la métropole ? « À hauteur de 5 500 euros le mètre carré, en TVA à 20 %, ils ne s’effondrent pas », chiffre Guillaume Berthier, directeur régions de BNP Paribas Real Estate, qui alerte néanmoins sur « un plus bas historique avec l’arrêt des achats de blocs par les bailleurs privés et publics ».
À Confluences, de nouveaux îlots fleuriront bientôt, ou sont programmés. Dans le secteur de la mairie, Quartum et Lyon Métropole Habitat se partagent Zéphyr : 17 000 mètres carrés d’activités et de commerces, et 296 logements attendus à partir de l’hiver 2028. Parmi eux, 76 appartements en accession libre, dont des 2-pièces de 42 mètres carrés avec loggia, proposés dès 271 000 euros. Le sous-sol hébergera un parking, un local à vélos et des activités de logistique décarbonée.
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Plus loin, La Hora (REI Habitat, Demathieu Bard Immobilier, cabinet d’architectes Atelier WOA & Wysing) prévoit, selon le permis de construire en cours d’instruction, quelque six bâtiments totalisant 18 300 mètres carrés, dont une tour de seize étages.
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Au menu, 144 logements, dont 56 en BRS, du studio de 38 m2 (245 000 euros) au 5-pièces de 99 mètres carrés (630 000 euros), livrables à l’automne 2028. Réduction de bilan carbone oblige, bois et pierre locale couvriront les façades.
Également en cours d’examen, le projet Kosmo, attendu au printemps 2028, totalisera 12 800 mètres carrés, autour d’un gymnase de 2 400 mètres carrés. Y sont prévus 181 logements, dont 64 libres, et une résidence sociale étudiante de 101 unités confiée ultérieurement à Grand Lyon Habitat.
Plusieurs programmes privés vont fleurir à Gerland (7e arrondissement). Bouygues Immobilier y prépare une résidence étudiante de 138 studios, dont une partie en BRS, avec CDC Habitat. Ainsi que l’opération Résonances, du deux pièces de 44 mètres carrés, cédé à 270 000 euros, jusqu’au quatre pièces de 89 mètres carrés commercialisé à 480 000 euros, livrables au printemps 2028.
À La Part-Dieu, Cogedim projette le projet Ki : deux immeubles en escaliers, végétalisés, conçus par le Japonais Sou Fujimoto, annoncés au premier trimestre 2027. Au programme : des trois pièces (jusqu’à 70 mètres carrés), quatre et cinq pièces (jusqu’à 120 mètres carrés), avec des terrasses atteignant 40 mètres carrés, commercialisés de 450 000 à 997 000 euros.
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À l’est de la métropole, bientôt du nouveau à Villeurbanne sur les ZAC Grand Clément et Gratte-Ciel. Chez Cogedim, le programme Egérie propose une large gamme d’appartements allant du studio (35 mètres carrés pour 195 000 euros) au cinq pièces en duplex (118 mètres carrés pour 679 000 euros). Dès cet automne, Bouygues Immobilier y livrera Les Ateliers du Parc : 19 logements (du studio au cinq pièces, en BRS avec une TVA à 5,5 %) commercialisés à hauteur de 3 100 euros le mètre carré.
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