En France, les pionniers du « coliving » sont marseillais. Ils ont importé ce nouveau mode de colocation en inaugurant le Babel Community République en 2017. Depuis, le concept nord-américain, porté par de gros opérateurs, s’installe discrètement dans des immeubles entiers du centre-ville.
Intérieur du coliving de la rue du Coq. (Photo : Myriam Léon)
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Avant d’être un concept nord-américain, c’était un concept nord-euro-asiatique : L’ appartement communautaire (russe : коммуналка, коммунальная квартира) autrement dit un appartement partagé en Union soviétique.
Spassiba.
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C’est aussi très traditionnel dans les villes étudiantes et une institution en Belgique où, faute souvent de cités universitaires, les étudiants vivent dans ce que l’on nomme des kots ou kotes. Par extension le verbe koter s’est répandu, il est même devenu valide au Scrabble.
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Merci pour ce reportage et cet article très intéressant, et très clair, sur un phénomène nouveau que nous sommes nombreux à ne pas connaître (voire comprendre).
Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? L’article ne tranche pas et c’est très bien. Il donne suffisamment d’informations et de témoignages pour pouvoir (commencer à) se faire un avis.
Cela semble correspondre à une demande, conformément à de nouveaux modes de vie, et, à mon avis, est une solution dans de multiples situations (à condition d’avoir les moyens).
Ce qui est plus ennuyeux, c’est l’appétit financier de certaines entreprises.
En même temps, elles font de la rénovation d’immeubles anciens, ce qui est indispensable si on ne veut plus d’effondrement..
Quant à la pression sur les loyers, de toutes façons si tous ces locataires, aux revenus confortables, cherchaient des studios T1 T2, les montants augmenteraient aussi…
Bref, tout en voyant les limites du processus en cours, c’est difficile d’être “contre”…
Par contre, il est indispensable de continuer à offrir des logements pour tous…
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effectivement. on ne peut pas être complètement hostile à ce système, qui résoud un réel besoin pour une cible bien identifiée .
pour moi, au niveau de la ville et de ses besoins plutôt urgents, la phrase la plus importante est celle de garino : “il ne répond pas aux besoins de logement de la ville, notamment des familles”.
on peut noter effectivement la perversité du mécanisme et l’appétence des agences immobilières qui s’y consacrent….espérons -rapidement – des règlements municipaux sur ce sujet qui y mettront de la mesure.
éviter notamment le laxisme et la non intervention, d’il y a quelques années concernant la vague et l’ampleur prise par les locations touristiques qui ont produit une crise dans ce secteur
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Três intéressant !
En allant faire un tour sur le site (tout en anglais) de l’agence, je note cepdant une petite différence entre le standing suggéré dans l’article et les offres qui commencent à 580€ pour des chambres où l’on partage la douche et les toilettes, ce qui me fait penser que ce type d’offre ne s’adresse pas tant aux CSP+ qu’à des professions intermédiaires avec de fortes contraintes (comme l’hôtesse de l’air interrogée dans l’article).
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il faut vraiment encadrer la spéculation immobilière et ce découpage d’appartements. c’est juste hallucinant.
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Si les investisseurs institutionnels n’avaient pas renoncé à leur rôle dans le logement, en laissant les investisseurs privés prendre leur place, tandis que l’Etat encourageait fiscalement les locations de courte durée, nous ne ferions pas face à un marché immobilier qui exclut une partie de la population pendant que quelques-uns s’en mettent plein les poches.
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Le monde change, l’habitat suit … (pour certains). Intéressant, ces nouveaux modes de logement. Au delà des effets d’évictions pour les familles, et en restant vigilant aux effets d’aubaines pour des investisseurs à grands moyens, je note une chose : l’attractivité de ces formules repose notamment sur la convivialité apportée par des espaces communs très bien dimensionnés.
Ne serait ce pas là la vraie évolution sociétale ? De nos jours, on a besoin d’espace partagé. ça peut se transposer à des immeubles d’habitation classiques : zone récréative, équipements commun, services … Que les architectes nous mettent ça dans les futures cités. On pourrait même extrapoler en zones pavillonnaires : des maisons communes aux carrefours …
On commence à comprendre que la solitude va être le mal de ce siècle. Habitons ensemble ! (et pas que les jeunes pro dans le “vent”).
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L’article est très intéressant en ce qu’il montre bien la récupération par le système marchand et fortement spéculatif (co-living monté par des fonds financiers) des pratiques antérieures de débrouille solidaire parfaitement vertueuses comme la colocation (partage de m2 communs, vie commune, non isolement). Si le monde change, c’est plutôt dans ce sens de l’accaparement des idées intelligentes par la finance et ceux qui recherchent du rendement spéculatif. Ce qui, évidemment, l’article le dit aussi, rend plus difficile pour ceux qui en ont vraiment besoin, de trouver des lieux où pouvoir monter une colocation abordable. Merci pour cet article très documenté.
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