Après deux années en demi-teinte, le marché de l’immobilier de luxe reprend des couleurs sur la Côte d’Azur. À Cannes, les biens d’exception retrou­vent pre­neurs mal­gré des prix qui restent à des niveaux très élevés.
Les chiffres don­nent le ton. En 2025, près de 940.000 trans­ac­tions immo­bil­ières ont été enreg­istrées en France. De quoi mar­quer un tour­nant pour de nom­breux pro­fes­sion­nels du secteur haut de gamme.
L’a­gence Engel et Völk­ers, spé­cial­isée dans les biens de pres­tige, enreg­istre une pro­gres­sion de 20% de son activ­ité sur l’an­née. Signe d’un regain d’intérêt pour les des­ti­na­tions recher­chées auprès des acheteurs étrangers, mais aus­si français.
Sur la Côte d’Azur, Nice se dis­tingue par une sta­bil­ité remar­quable. Les prix y oscil­lent entre 5.600 et 6.000 euros le mètre car­ré en moyenne, sans véri­ta­ble décrochage. La ville attire autant d’acheteurs français que d’acquéreurs étrangers, avec une activ­ité soutenue au print­emps et en été.
À not­er que les rési­dences sec­ondaires et l’investissement locatif con­cen­trent l’essentiel des ventes avec un tick­et moyen autour du mil­lion d’euros. Un mon­tant qui grimpe net­te­ment autour de Saint-Jean-Cap-Fer­rat, où les acqui­si­tions dépassent fréquem­ment les 2,5 mil­lions d’euros. “La clé de cette résilience tient à l’attractivité pro­fonde de la Côte d’Azur”, explique Philip Cen­dre, directeur de l’agence Nice.
Du côté de Cannes, le très haut de gamme con­serve sans sur­prise son attrac­tiv­ité. Sur les 12 derniers mois, les prix ont pro­gressé de 2,1%, avec un mètre car­ré en moyenne à 5.806 euros.
La cité des fes­ti­vals attire à parts presque égales acheteurs français et étrangers. Et le marché du très haut de gamme y reste large­ment dom­iné par les rési­dences sec­ondaires et l’in­vestisse­ment locatif, qui représen­tent près de 80% des trans­ac­tions.
Dans les secteurs les plus recher­chés, notam­ment sur la Croisette, les mon­tants atteignent toute­fois des niveaux bien supérieurs. Pour les biens les plus rares, les prix fran­chissent les 30.000 euros le mètre car­ré.
L’année 2025 s’est toute­fois révélée con­trastée à Cannes. Après un pre­mier semes­tre dynamique, les six derniers mois ont mon­tré un net ralen­tisse­ment. Les investis­seurs pren­nent davan­tage de temps avant de se décider, sans pour autant remet­tre en cause l’intérêt pour le secteur can­nois.






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