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En conseil municipal, les élus biterrois ont décidé de racheter les baux commerciaux et de prendre en charge les loyers de deux locaux médicaux. Une façon de trouver des solutions alors que la situation devient tendue en matière d’offre de soins dans la cité de Riquet.
« Il faut des mois pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste, et chez un généraliste… » Une phrase entendue lors du conseil municipal de Béziers qui s’est déroulé ce lundi soir.
Dans ce contexte, et pour « maintenir et renforcer l’offre de soin sur notre territoire », la Ville de Béziers a en effet décidé d’acquérir pour l’euro symbolique le bail commercial du local occupé par des médecins généralistes au 1bis place Gabriel-Péri et 2 rue des Anciens-Combattants. Elle a également décidé d’acheter, dans les mêmes conditions, le bail commercial d’un autre local, occupé par un dermatologue, et situé, lui, au 6 rue des Anciens-Combattants.
La municipalité prendra ensuite en charge les loyers, s’élevant respectivement à 1 800 € et 2 400 € par mois et assumera les charges et conditions prévues dans les baux. En contrepartie, elle intégrera dans les baux conclus avec les praticiens une clause imposant aux médecins locataires « de ne pas refuser la prise en charge des patients qui se présentent, sauf exceptions légales ou déontologiques et de maintenir une activité régulière compatible avec les besoins de la population », indique le texte de la délibération.
Bénédicte Firmin, adjointe chargée de la solidarité, a précisé l’une des raisons expliquant les difficultés rencontrées : « L’ARS (Agence régionale de santé) ne classe pas Béziers comme désert médical. Car elle ne prend pas en compte le vieillissement de la population médicale, ni si le médecin travaille à mi-temps ou s’il ne prend plus de patients. Donc on n’a aucune aide de l’ARS. » « Et dans les 2 ou 3 années à venir, entre 8 et 15 médecins partiront ».
En attendant un projet de centre médical dans les murs de l’ancien cinéma Le Kursaal, des solutions sont étudiées sur d’autres locaux : « On est en discussion », déclarait le maire Robert Ménard. « On cherche des solutions pour garder les médecins et en attirer d’autres avec des structures. »
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Les médecins avec leurs honoraires n'ont pas les moyens de payer le loyer de leur cabinet médical ?
une tres bonne initiative :"ne refuser aucun patient" Beaucoup de cabinets médicaux refusent de soigner "les nouveaux" cela devrait être sanctionné lourdement par la sécu et l'ARS .
D'accord, donc on sanctionnerait un médecin qui se paye 60 à 70 h par semaine et qui refuserait de prendre des nouveaux patients pour maintenir une qualité de soin pour ses patients habituels. Que pensez vous que feront dans ce cas là des médecins proche de la retraite, ils abandonneront ce qui aggravera le problème.
Les gouvernements successifs sont depuis longtemps convaincus que ce sont les médecins qui créent les malades. Pas de médecin, pas de malades, surtout si les "malades" font de la surconsommation irresponsable de soins médicaux, "Tout et tout de suite". Les médecins, loyers ou pas, dépassés par la situation, ne peuvent plus, ne veulent plus mourir esclaves à la tâche, surtout quand les déserts ne sont pas que médicaux. Que les véritables coupables assument les conséquences dramatiques de l'effondrement du système de santé, surtout quand les administratifs décident seuls des soins… L'IA y remédiera, sans états d'âmes…
La Municipalité de Narbonne pourrait s'inspirer de la démarche car la situation est la même.
L'ARS ne prend pas en compte les beso8ns réels et si rien n'est fait nous allons vers une situation extrêmement critique.

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