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Article rédigé par Hugo Hancewicz
Journaliste
La Dépêche du Midi
l’essentiel Pour protester contre la fermeture d’une classe prévue à la rentrée, des parents d’élèves de l’école élémentaire de Montchapet à Dijon ont publié une annonce immobilière sur leboncoin ce jeudi 25 juin. Une action coup de poing pour alerter sur les conséquences d’une décision jugée injuste.
Un coup de com’ insolite. À Dijon (Côte-d’Or), des parents d’élèves de l’école élémentaire de Montchapet ont choisi de tourner en dérision la fermeture annoncée d’une classe en publiant une fausse annonce de vente sur leboncoin. Mais derrière l’humour de la démarche, les familles se mobilisent contre la décision du rectorat, qu’elles jugent injustifiée, rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté.
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Sur Leboncoin, les parents d’élèves écrivent : « Vends classe élémentaire suite à décision administrative non fondée. Classe meublée et pleine de vie. Disponible dès septembre 2026 ». L’annonce est apparue jeudi 25 juin sur la célèbre plateforme de petites annonces.
La description poursuit sur le même ton en mettant en avant « des élèves motivés et curieux, un·e enseignant·e investi·e, des projets pédagogiques toute l’année, des réussites scolaires, un suivi pédagogique de proximité ainsi que l’avenir de nos enfants ». Le tout affiché au prix symbolique de 150 000 euros. Une dernière touche d’ironie conclut l’annonce avec un « DPE Z, inutilisable en période de canicule« .

L'annonce a été publiée sur Leboncoin jeudi 25 juin.
L’annonce a été publiée sur Leboncoin jeudi 25 juin.

Cette mise en scène dénonce la suppression d’une des dix classes de l’établissement à la rentrée 2026. Une décision qui inquiète fortement les parents. « Il y a seulement onze élèves en moins. Si on ferme cette classe, les CP et CE1 seront épargnés mais les autres niveaux seront affectés par des doubles niveaux », explique un parent d’élève auprès de nos confrères. Selon elle, cette annonce décalée permet surtout d’attirer l’attention sur une situation qu’elle estime préoccupante.
La mobilisation ne s’est d’ailleurs pas limitée aux réseaux sociaux. Tout au long de la matinée, les parents ont occupé l’école et organisé un rassemblement devant les grilles afin d’interpeller les pouvoirs publics. « On veut faire un maximum de bruit. Nous sommes entendus par la mairie, des élus, la députée Océane Godard. On ne va pas lâcher », poursuit-elle.
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Puis les familles redoutent aussi des conséquences pour l’ensemble de la communauté éducative. « Répartir 234 élèves dans seulement neuf classes n’est pas tenable également pour le personnel éducatif, tant pour les instituteurs que pour les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) », insiste la mère de famille.
L’avenir de cette dixième classe doit être tranché lors d’une réunion prévue le lundi 29 juin. D’ici là, les parents entendent poursuivre leur mobilisation dans l’espoir de faire revenir l’administration sur sa décision.
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Il est évident qu'ils ont raison :

l'école doit être Libre ,soumise aux parents qui l'ont privatisée sur trois piliers : l'efficacité économique, l'impact social, et l'innovation : c'est une nécessité économique et sociale.

Chaque euro non investi aujourd'hui dans l'éducation sera un euro dépensé demain en chômage, en santé, ou en sécurité.

La France a les moyens de devenir un leader européen en efficacité éducative – il suffit d'oser privatiser et libérer l'école comme il y a 50 ans.

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