En centre-ville de Reims, l’hôtel Kyriad va s’agrandir

L’hôtel Kyriad, rue Buirette à Reims, va bientôt passer de 54 à 105 chambres via une extension à l’arrière. Christophe Bombaron, le propriétaire, croit au potentiel de la cité des sacres.

Les projets se multiplient dans l’agglomération au niveau des hôtels. Nous avions évoqué en juillet dernier l’extension notamment de l’hôtel Kyriad, situé rue Buirette. Le permis de construire vient d’être accordé il y a une quinzaine de jours. « Il est prévu une extension de 53 chambres, côté rue Jeanne-d’Arc », explique Christophe Bombaron, qui dirige le groupe qui détient cet hôtel. L’agrandissement se fera dans la cour à l’arrière de l’actuel hôtel, « avec une liaison entre les deux, mais les bâtiments seront indépendants ». L’établissement va ainsi passer de 54 chambres à 105, avec aussi l’aménagement de deux salles de réunion, le spa étant maintenu.« On récupère un peu d’espace au rez-de-chaussée pour les pièces d’accueil comme celle du petit-déjeuner. » Normalement, les travaux devraient débuter avant la fin de l’année, pour une durée d’un an environ.« Durant cette période, l’hôtel actuel, dont la façade sera rénovée, va continuer à fonctionner puisque le nouveau bâtiment est indépendant. » Le chantier ne devrait pas avoir trop d’impact puisqu’il se fera essentiellement dans la cour intérieure. L’aménagement suscite en effet de l’inquiétude chez les riverains. « Je peux le comprendre, mais en même il faut savoir que le permis de construire a été déposé depuis près d’un an, il y a donc eu une instruction minutieuse », souligne Christophe Bombaron. Il a travaillé notamment avec l’architecte des Bâtiments de France. « Au niveau des couleurs, des choix ont été faits pour valoriser par exemple la façade qui sera conservée rue Jeanne-d’Arc. » De même, Christophe Bombaron rappelle que l’extension respecte scrupuleusement les règles du plan local d’urbanisme. « Nous sommes sur un bâtiment R+4 », précise-t-il, ajoutant qu’un centre-ville est amené à bouger.

L’homme dit croire en la ville, « je suis Rémois », glisse-t-il. Et il croit aussi en l’hôtellerie rémoise. « Il y a un potentiel. On ne s’en rend pas compte, mais l’hôtellerie perd des chambres tous les ans, transformé en appartement ou hébergement social. Le marché immobilier peut absorber une extension comme la mienne. D’autant qu’une centaine de chambres, c’est mieux pour les congrès par exemple où les gens souhaitent être ensemble. » Il évoque un dynamisme concernant Reims actuellement, citant l’Unesco qui porte ses fruits. « C’est le moment d’investir. » Et la montée en puissance de Airbnb ne l’inquiète pas outre mesure. « On parle de trois à quatre cents chambres par an, un phénomène à prendre en compte certes. Après, ce ne sont pas toutes des personnes qui seraient allées dans les hôtels. Il faut aussi comprendre pourquoi ils y vont, regarder la demande. Une nouvelle forme d’hôtellerie se met en place, avec un rez-de-chaussée par exemple qui devient plus un lieu de vie, quel que soit le moment. »
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