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L’individu, sous le coup d’une expulsion de la cité universitaire Boutonnet, faisait déjà l’objet de plaintes pour d’autres comportements et propos jugés inquiétants.
Un jeune homme de 26 ans a été interpellé par la police nationale, lundi 13 janvier, dans sa chambre de la cité universitaire Boutonnet, après la plainte d’une étudiante pour exhibition sexuelle dans la salle d’étude de l’établissement. Le mis en cause, qui n’a plus le statut d’étudiant et fait l’objet d’une mesure d’expulsion notifiée le 20 décembre dernier par le Crous (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), était déjà ciblé par plusieurs plaintes pour des attitudes ou propos jugés inquiétants vis-à-vis d’autres femmes.
Le 12 décembre dernier, une étudiante de 21 ans est en train de réviser dans la salle d’étude de la cité universitaire Boutonnet quand le jeune homme, qu’elle connaît de vue, s’installe derrière elle, puis l’appelle et lui montre son sexe en érection. Rabroué par la jeune femme, il remonte son pantalon et s’en va.
L’enquête du groupe d’appui judiciaire du secteur Écusson révèle que ce jeune homme de nationalité béninoise est déjà connu pour d’autres faits sans gravité, mais troublants et répétés. Fin novembre, dans la cité universitaire, une étudiante s’absente un instant pour aller préparer son repas dans la cuisine commune. À son retour, elle trouve l’individu planté au fond de sa chambre. Le 6 décembre, il va toquer à la porte d’une autre jeune femme.
Les policiers découvrent aussi qu’en 2023, à Castelnau-le-Lez, le mis en cause a fait des avances à sa formatrice à l’occasion d’un déplacement. Il est également incriminé pour avoir mis une main aux fesses d’une étudiante dans le tramway.
Placé en garde à vue et soumis à une expertise psychiatrique, l’intéressé déclare avoir honte de ses agissements et ne pas pouvoir en parler. Reconnu accessible à une sanction pénale, il a été déféré et présenté au tribunal correctionnel en comparution immédiate, pour répondre de harcèlement et violation de domicile.
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