Alors que Grenoble est déjà à la traine par rapport aux autres villes comparable pour les prix de l’immobilier et que les propriétaires supportent déjà de nombreux verrous, les petits génies à la tête de la ville et de la métropole ont décidé de mettre en place… un encadrement des loyers.  
L’évolution des prix des appartements anciens, que ce soit entre 2023 et 2024 ou sur les dix dernières années, atteste de ce retard. Ainsi à Grenoble, le prix au mètre carré médian s’établit ainsi à 2400 euros en 2024. Soit une chute de 7,4% par rapport à l’année précédente, alors que le Dauphiné relève que pour les autres villes où le prix médian était situé entre 2500 euros et 3500 euros en 2023, les baisses ne dépassent pas les 5%. 
Les chiffres de chaque ville sur la décennie montrent encore davantage ce décrochage. Le prix médian a connu des augmentations strastosphériques dans des villes comme Strasbourg (+41%) ou Rennes (+53% !). Orléans, Marseille, Nice, Nantes, Lyon, Bordeaux augmentent entre 30 et 40%. Toulon, Paris, Dijon, Lille, Reims, Le Havre, Toulouse, Montpellier sont toutes entre +10% et +20%. Seules deux villes sont en dessous de la barre des 10 : Saint-Etienne, avec +9%. Et Grenoble, où la progression sur la période n’est que de 7 malheureux %. 
Cette tendance cache évidemment des disparités selon les quartiers. Certains secteurs grenoblois sont ainsi bien loin des 2500 euros le m2. S’intéressant au marché immobilier à Grenoble, l’Obs avait ainsi relevé une vente de studio à 1000 euros le mètre carré à Vigny-Musset. Le Dauphiné Libéré avait quant à lui interrogé une habitante qui avait mis 5 ans pour vendre son appartement à Malherbe… à 800 euros le m2 ! Un bouchée de pain. 
Les propriétaires grenoblois sont donc déjà très mal lotis. Les prix de l’immobilier dépendent directement de l’attractivité de la ville, qui a pris un coup considérable ces dernières années (insécurité, malpropreté, manque d’accessibilité…). Dans les quartiers les plus touchés où les prix ont plongé, les propriétaires qui se sont bien souvent endettés pour acheter perdent de l’argent avec la chute des prix. Vigny-Musset, écoquartier abondamment vanté, préfigure bien le destin de ses successeurs comme Flaubert ou la Presqu’île, qui reproduisent les mêmes travers : densification trop importante, taux de logements sociaux très élevé. 
Les élus en place pourraient prendre en compte cet état de fait et commencer par faire ce qui est en leur pouvoir en s’attaquant aux problèmes qui détruisent la qualité de vie des Grenoblois et tirent les prix à la baisse. À la place, par idéologie, les Verts/LFI menés par Eric Piolle ont fait des propriétaires une sorte de cible seulement bonne à supporter toutes les contraintes. Ils multiplient ainsi les verrous qui leur pèsent dessus, alors que Grenoble compte déjà très peu de propriétaires (36%) par rapport à la moyenne des villes comparables. 


 
Le verrou financier en premier lieu. Ainsi l’augmentation de +32% imposée par la municipalité Piolle en 2023 pour boucler son budget a fait de Grenoble la grande ville de France au taux de taxe foncière le plus élevé, plus de 10 points devant la deuxième ville du classement. C’est la double peine pour le propriétaire grenoblois : l’immobilier prend ici moins de valeur qu’ailleurs voire s’effondre carrément, et il doit en plus payer bien plus cher. 
Parce qu’ils sont toujours à la pointe de l’innovation quand il s’agit de contraindre les autres, la municipalité expérimente également… le « permis de louer » dans certains secteurs de la ville. Il s’agit de vérifier que « le logement satisfait aux critères de décence » avant d’autoriser sa location. Bien entendu qu’il s’agit de propriétaires privés : pour les très nombreux logements du parc social des bailleurs présidés par les Verts (Grenoble-Habitat par Claus Habfast, ACTIS par Pierre Bejjaji) qui sont dans des états catastrophiques, il n’y a pas de contrôle. Faites ce que je dis pas ce que je fais. 
Et c’est encore un nouveau dispositif de ralentissement de la location qui sera lancé le 20 janvier dans 21 communes de la métropole, dont les quartiers nord de Grenoble. Avec cette mesure, défendue en conseil métropolitain par le Vice-Président Jérôme Rubes (communiste), soutenue par les Verts, les LFI et les socialistes de Christophe Ferrari, le loyer ne pourra ainsi pas dépasser un certain seuil fixé par rapport au loyer médian. Comme si le marché de l’immobilier locatif grenoblois, pas particulièrement en tension, nécessitait une telle mesure, qui n’aura pour effet que de créer un frein supplémentaire pour les propriétaires… en les dissuadant par exemple de mener des travaux de rénovation.
En outre, le découpage de la ville en deux avec le nord concerné et pas le sud n’a aucun sens et témoigne bien qu’il y a plus là une volonté de mettre en place un marqueur idéologique qu’un outil pratique. L’hebdomadaire Challenges relève ainsi que « il n’existe pas de rupture claire entre le nord et le sud de Grenoble en termes de montant des loyers. Certains quartiers du sud comme Teisseire semblent même avoir des loyers bien plus élevés que leur valeur moyenne supposée par le découpage de l’encadrement« .
Tous ces verrous n’améliorent d’ailleurs rien à la situation du logement puisqu’on compte toujours autour de 18 000 demandeurs dans la métropole. Ils ne font que contraindre davantage le marché alors qu’il faudrait au contraire desserrer l’étau, et fuir les propriétaires paupérisant toujours plus la ville. Ce n’est heureusement pas une fatalité : les propriétaires grenoblois peuvent s’inscrire sur les listes pour voter aux élections municipales de 2026 pour un changement de paradigme en matière d’urbanisme et de logement, comme le défend inlassablement le groupe d’opposition d’Alain Carignon. 
Oui il faut que les propriétaires à Grenoble ( appartement, locaux commerciaux…. ) S’inscrivent sur la liste électorale grenobloise lorsqu’ils votent dans une autre commune. Je l’ai fait en 2020 avec déjà de nombreuses personnes, ce n’est pas suffisant. Chacun d’entre nous est concerné pour sauver la ville du désastre annoncé et d’ors et déjà bien engagé.
Ne nous laissons pas aveugler par les échafaudages de la tour Perret : une lueur d’espoir? Non de la poudre aux yeux pour 2026 !
Inscrivez vous à Grenoble même pour une seule élection celle de 2026. Je l’ai fait en 2020, c’est très simple. Attention ne vous laissez pas attendrir….Les échafaudages de la tour Perret : tant mieux c’est toujours ça de sauvé ….MAIS c’est de la poudre aux yeux pour 2026
Sovietisation manifeste de Grenoble.
Pour en faire une médiocre ville dortoir dédiée à l’électorat piollesque.
Question: Mr Piolle est- il propriétaire de son logement à Grenoble?
Se réserve – y – il un ailleurs bucolique 🪈🐦 -qui lui appartient -pour écrire son  » oeuvre » ?….
Honni soit qui mal y pense😉
Un proprio est vite suspecté de s’enrichir de façon éhontée, tel un « marchand de sommeil » sans scrupules.
Un bailleur social bénéficie de plus de clémence : on ne cherche pas de poux dans une tête humaniste penchant à gauche, ni de punaises dans un lit « géré » par Actis ou Grenoble Habitat.
C’est un véritable déclassement. On peut évidemment se satisfaire de prix bas quand on a la vue basse, mais ce qui compte c’est la dynamique. Et c’est la catastrophe: un ville avec un tel bassin économique devrait se comparer à Rennes, Nantes ou Montpellier.
Triste réalité, avec pour les propriétaires bailleurs toujours plus de contraintes.
On peut toujours penser que ce sont toujours le problème c’est les autres, mais il faut reconnaître que le duo Ferrari Piolle n’a rien fait pour créer de l’attractivité.
Pour ma part, j’ai fini par investir en région lyonnaise, pour defiscaliser comme on dit. J’ai eu le nez creux.
Alors quand les prix ne compensent même pas l’inflation, quel bilan nos chers élus de la majorité ont ils ?
Celui de la ville la plus embouteillée, celui de la ville la moins sûre, celui de la ville où il n’est plus possible de stationner, celui de la seule métropole qui ne verra pas son temps de déplacement pour Paris se réduire, celui de métropole où les querelles partisanes occupent davantage les discussions que le bien être des citoyens ? Une ville où la culture est devenue un mot tabou ? Une ville qui a perdu son rayonnement refusant le tout de France, les JO, le TGV Lyon-Turin, bref une ville en recul.
À force ne pas investir quand il était temps, faute d’une politique ambitieuse (et non dogmatique) on assiste au grand déclassement. Et avec lui les économies d’une vie pour une famille ne pas fructifier parce que la seule valeur refuge que constitue l’immobilier est en danger à Grenoble contrairement à ailleurs.
Je suis profondément triste. Je souhaite vraiment un changement.
Bravo les gauchos et les écolos !!!!!!!!!!
Personnellement j’ai un petit appartement qui devait me faire un complément de revenu pour ma petite retraite, je me suis privée. Aujourd’hui celui-ci ne rapporte qu’à l’état entre la csg 17,6 les impôts, la taxe foncière, les assurances, une partie des charges, l’entretien, les toutes les obligations pour le louer, etc. Je regrette mon investissement j’aurai mieux fait de profiter .
Pour résumer ce sont l’Etat et ses obligations toujours plus chères qui font monter les prix des loyers.
En gros c’est l’état qui ruine en permanence le contribuable.
en l’occurrence c’est à Grenoble que le propriétaire est spolié le plus : impôt foncier le plus élevé des grandes villes, encadrement des loyers, permis de louer et valeur des biens la plus faible des grandes villes . La municipalité pulvérise tous les records.
Comme propriétaire bailleur vous avez le droit de voter là ou vous payez la taxe foncière: si tous les propriétaires bailleurs votaient à Grenoble, il n’y aurait plus besoin de se battre . La municipalité serait renversée.
Il est navrant que ceux qui sont spoliés n’utilisent pas la seule arme dont ils disposent, la plus efficace …
Bravo monsieur vous avez tout dit maintenant il faut agir et débarrasser de leur piédestal ces gauchistes sans cervelle
Je m’étonne que personne neparle de la taxe sur les logements vacants (TLV)
Je m’étonne que personne ne parle de la Taxe sur les Logements Vacants (TLV) qui s’applique dans certaines communes dont Grenoble.
Elle concerne les logements vacants depuis au moins une année au 1er janvier de l’année d’imposition.
J’ai un logement à la location dont la gestion est assurée par une agence immobilière, je suis donc extrêmement demandeur pour qu’il n’y ait pas de vacance dans la location.
Ce logement est occupé par un locataire, néanmoins pour 2023 j’ai reçu un avis de TLV de 529 €.
Après 2 messages aux impôts sans réponse et une intervention de l’agence qui gère le logement, j’ai reçu un avis de dégrèvement TLV pour 2023.
Je croyais que l’affaire était terminée mais non en 2024 à nouveau j’ai reçu un avis de TLV qui passait de 529 € à 1100 € pour un logement toujours loué.
Cette fois je me suis rendu directement au Centre des Impôts où on m’a expliqué qu’il s’agissait d’un bug informatique connu et qu’on était incapable de savoir si il ne se reproduirait pas en 2025…
Le temps des propriétaires passé à comprendre le problème, à essayer de téléphoner sans succès au Centre des Impôts, à écrire des mails sans réponse ou à se rendre sur place ne semble pas avoir beaucoup d’importance alors qu’il s’agit d’une erreur de l’administration fiscale.
J’ai le même problème pour la 3eme année. Les services fiscaux sont réactifs, et corrigent néanmoins cela se reproduit.
Remarque importante s’il en est : la TLV a doublé !
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