C’est une institution emblématique pour les officiers de la Marine nationale. Conçu et créé dans les années 1930 par André Maurice, le cercle naval de Toulon a accueilli cérémonies, réceptions et restaurations pendant près de 80 ans. En 2016, il a perdu son utilité militaire et n’est aujourd’hui plus occupé que ponctuellement, accueillant par exemple la Design Parade ou les danseuses de l’Opéra.
Son style Art Déco et ses grandes toiles, notamment, en font un bâtiment prestigieux du centre-ville toulonnais, inscrit en totalité aux Monuments historiques depuis 2018. Mais ce patrimoine doit encore être entretenu et valorisé comme il se doit.
L’État, propriétaire du bien, a décidé de le laisser à disposition d’un locataire pour une (très) longue durée. Le 20 novembre dernier, le ministère des Armées a donc organisé une procédure de sélection préalable à la conclusion d’un bail emphytéotique administratif de valorisation. Un appel à projets court jusqu’au vendredi 22 décembre.
« Il y a eu des visites sur place, avec des candidats locaux et nationaux, des projets commerciaux divers et variés. On a touché un peu tous les types de publics », explique Raphaël Correia Ribeiro, chargé de mission à la direction des territoires, de l’immobilier et de l’environnement, au ministère.
À l’issue de la période de candidatures, cinq projets seront retenus. Suivra une phase d’offres pour l’ancien « cercle Vauban ». « On choisira alors le projet et la redevance qui va avec », complète Raphaël Correia Ribeiro. Et de poursuivre: « Il y aura une exploitation commerciale du bien. Celle-ci va dégager une marge et, en fonction de son gain, le locataire nous versera une redevance annuelle. »
Pour l’État, la mise en place de ce bail emphytéotique représente donc une solide alternative à la mise en vente. « Pourquoi pas de cession? Parce que là, on conserve le bien. Sinon, on n’aurait plus aucun droit dessus. Puis, dans 50 ans, on récupérera un bien amélioré. »
Le premier objectif de cette procédure reste en effet la valorisation patrimoniale. Pendant son demi-siècle de quasi-propriété, le locataire va engager un certain nombre de dépenses qui permettront, entre autres, d’entretenir le site prestigieux, situé au 29 avenue Jean-Moulin. Le ministère table sur une signature du bail d’ici le début d’année 2025.
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