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Strasbourg
mar. 21/04/2026
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« La résilience du marché immobilier est portée par les jeunes », affirme Olivier Colcombet, le président du réseau de mandataires immobiliers d’Optimhome. Avec 945 000 transactions réalisées en 2025 contre 750 000 en 2024, selon le Conseil supérieur du notariat, force est de constater que le marché de l’immobilier a redémarré depuis l’an dernier. Une dynamique à laquelle les jeunes ne sont pas étrangers, d’après le baromètre annuel Ipsos pour Optimhome (*), qui vient d’être dévoilé. Au cours des trois dernières années, 37 % des 25-34 ans ont acheté un bien, une proportion nettement supérieure à la moyenne, tant sur la résidence principale (21 % contre 14 % pour la population totale), que sur le locatif (9 % contre 6 %) ou sur la résidence secondaire (5 % contre 4 %).
Et même si la conjoncture n’est pas des plus enthousiasmantes, ceux qui ne sont pas encore propriétaires ne veulent pas renoncer à leurs projets : ainsi, 27 % des 25-34 ans envisagent l’achat d’une résidence principale (contre 17 % pour l’ensemble de la population), 15 % de faire un investissement locatif (contre 9 %) et 8 % ont l’intention d’acquérir une résidence secondaire (contre 5 %). « Certains jeunes qui habitent dans des grandes villes où ils ne peuvent pas devenir propriétaires en raison des prix élevés font un achat dans une plus petite ville pour investir ou acquièrent une maison secondaire. La preuve qu’ils considèrent toujours la pierre comme une valeur refuge », analyse Olivier Colcombet.
Cette volonté d’accession à la propriété s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la baisse des prix de l’immobilier ces dernières années dans de nombreuses villes. Tout comme le recul des taux d’intérêt des crédits immobiliers en 2024 (3,23 % en moyenne en mars, selon l’Observatoire Crédit logement/CSA. « Face à des loyers élevés et à une offre locative qui s’est réduite dans certains territoires, les jeunes qui le peuvent préfèrent acheter », souligne Olivier Colcombet.
Par ailleurs, l’extension du prêt à taux zéro en avril 2025, désormais accessible sur l’ensemble du territoire et élargi aux maisons individuelles dans le neuf, a facilité le financement des primo-accédants. Et si près de la moitié d’entre eux a moins de 30 ans, selon le baromètre d’Optimhome, c’est aussi parce que les jeunes font preuve de pragmatisme, d’après Olivier Colcombet : « Ils sont conscients que leur qualité de vie ne va pas forcément s’améliorer dans les années à venir. Ils savent donc qu’ils doivent investir tôt », assure-t-il.
Pour devenir propriétaires, les jeunes sont prêts à consentir à quelques concessions. Comme acheter une petite surface, la majorité de ceux qui sont devenus propriétaires ces trois dernières années l’ayant fait avec un budget compris entre 100 000 et 150 000 euros, selon le baromètre d’Optimhome. Et en acceptant d’emprunter à la banque sur une durée plus longue : 56 % des 18-34 ont souscrit un crédit sur plus de 20 ans.
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Autre stratégie : 21 % des 25-34 ans se disent prêts à investir dans un bien classé F ou G au diagnostic de performance énergétique (interdits à la location depuis 2023), quitte à réaliser des travaux par la suite. Enfin, ils privilégient de plus en plus les zones périurbaines plutôt que les grandes agglomérations : « Les biens y sont moins chers, permettent souvent d’avoir un extérieur et sont parfois proches des bassins d’emploi, notamment depuis que de nombreuses entreprises ont quitté les centres-villes », constate Olivier Colcombet. Mais si la guerre en Iran se prolonge, son impact sur les taux d’intérêt et le marché de l’emploi pourrait freiner de nombreux jeunes dans leur passage à l’acte.
(*) Enquête réalisée en ligne du 6 au 11 mars 2026, auprès de 1 500 personnes de 25 à 65 ans, selon la méthode des quotas.
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