Jeudi 16 avril Fête des Benoît-Joseph
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Le 12 novembre 2022, deux immeubles s’effondraient en quelques secondes, rue Pierre-Mauroy, dans le centre-ville, faisant 1 mort. 2 ans après le drame : où en est l’enquête ? Comment la mairie de Lille gère la sécurité des bâtiments ?
« On est tous traumatisés par ce qu’on a vu ». Deux ans après l’effondrement des numéros 42 et 44 de la rue Pierre-Mauroy, Martine Aubry, le maire de Lille, mesure encore l’épreuve que les victimes, les riverains, toute une ville ont dû traverser. Les stigmates de cet effondrement sont encore là : des étaiements puissants pour les immeubles voisins de ceux qui s’étaient effondrés. Deux ans après, France Bleu Nord fait le point sur l’enquête et sur les actions mises en place par la ville de Lille.
Un expert judiciaire a rendu son rapport il y a quelques semaines. Une source proche de l’enquête révèle qu’il n’établit pas une cause unique au drame mais plutôt une succession d’erreurs au fil des années, sans mettre en évidence des responsabilités. Il reviendra à la procureure de la République de Lille, Carole Etienne, d’établir ces responsabilités et de renvoyer, le cas échéant, des personnes devant un tribunal. Face à la presse jeudi 7 novembre, Martine Aubry, maire de Lille, n’a pas souhaité s’exprimer sur l’enquête, rappelant simplement qu’il n’était pas rare que des propriétaires remplacent des planchers, des poutres en bois par du béton, bien plus lourd, qui ne sont plus soutenus que par de frêles murs en brique.
Un ultime chantier de déconstruction a débuté le 22 octobre 2024. Il s’agit des éléments d’immeubles situés à l’arrière de ceux qui s’étaient effondrés. Ce chantier a démarré avec 5 mois de retard, suite à la découverte d’amiante, ce qui a nécessité de nouvelles procédures de déconstruction, plus lourdes. Le chantier est estimé à 180 000€, payés par les propriétaires.
Les bâtiments autour sont toujours surveillés de près, en raison de ces chantiers en cours, notamment rue Saint-Nicolas où, suite à l’effondrement, la mairie avait ordonné une mise en sécurité et une évacuation de plusieurs immeubles dont 3 doivent être, soit profondément réhabilités, soit démolis. Un promoteur immobilier est intéressé pour y construire logements et commerces. La surveillance actuelle est réalisée via un dispositif, baptisé « cyclope », qui coûte environ 100 000€ à la ville. En février et mars 2024, la métropole a procédé à des travaux de comblement des caves de 3 immeubles situés rue Saint-Nicolas. Ces caves allaient jusque sous la rue, il y avait un risque d’effondrement. Risque désormais écarté.
13 immeubles font toujours l’objet d’un arrêté municipal de mise en sécurité nécessitant l’évacuation des habitants. Le cas le plus problématique demeure rue de la Monnaie, dans le Vieux Lille, aux numéros 44, 46 et 48, représentant 22 logements et 3 commerces. Ils ont tous été évacués quelques jours après le drame de la rue Pierre-Mauroy. L’immeuble du milieu s’enfonçait dans le sol de 40cm, emmenant les deux autres avec lui. Il y avait un risque majeur d’effondrement. La mairie a réalisé un signalement auprès de la procureure pour « mise en danger de la vie d’autrui », estimant notamment que le syndic n’avait pas procédé aux inspections nécessaires.
Sans préjuger des causes de l’effondrement de la rue Pierre-Mauroy, ce drame a permis d’attirer l’attention sur la nécessité de respecter les règles en matière de construction, notamment dans les logements les plus anciens. Les chiffres des signalements réalisés par des habitants suspicieux quand à l’état de leur logement en témoignent :
Avant le drame, on comptait en moyenne chaque année 140 signalements traités par des agents de la ville au sein du service bâtimentaire créé bien avant le drame, en 2018, et qui réunit aujourd’hui 24 agents. Depuis le 12 novembre 2022, la ville a dépensé 2,3 millions d’euros pour procéder à des travaux de consolidation d’urgence notamment des bâtiments jugés dangereux. De l’argent que la collectivité a avancé et qu’elle espère bien récupérer auprès des assurances des propriétaires.
Suite au drame, une nouvelle disposition a été inscrite dans la loi par l’ancien ministre du Logement, Patrice Vergriete, qui avait été sensibilisé à la question par le maire de Lille, Martine Aubry. Il s’agit de rendre obligatoire un diagnostic de structure du bâtiment dès qu’il y a une vente ou tous les 10 ou 15 ans, « comme il y a un contrôle aujourd’hui sur le plomb ou l’amiante, explique Martine Aubry. La loi dit que le maire fixera un territoire sur lequel cela doit être réalisé. J’ai redit à la nouvelle ministre du Logement, Valérie Létard, que nous sommes prêts à faire une expérimentation à Lille ». La loi ne peut pas encore être appliquée puisque les décrets d’application n’ont pas été signés.
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Les agents de la ville de Lille ont rendu un hommage à Martine Aubry ce jeudi. La maire de Lille a annoncé sa démission le 6 mars dernier. Elle n’a pas caché son émotion devant ce rassemblement en son honneur.
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Samedi 21 juin, lors de la fête de la musique à Lille, des éléments sont tombés de la façade d’un bâtiment rue Pierre Mauroy, faisant un blessé léger. Tout « risque d’effondrement du bâtiment » est écarté, rapporte la Ville de Lille après le diagnostic fait ce lundi 23 juin.
Martine Aubry a annoncé ce jeudi sa démission de maire de Lille. Après avoir marqué par son empreinte la ville pendant 24 ans, elle a décidé de passer la main mi-mars à son premier adjoint. Figure emblématique du PS, elle a défendu les 35 heures. Elle assure ne pas prendre de retraite politique.
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