Argent. Les prix des logements en mauvais état ou excentrés continuent à baisser.
A Paris, une vue dégagée sur la Seine fait grimper les prix.
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Pas d’euphorie dans la capitale. Pourtant, l’immobilier attire à nouveau les acheteurs depuis fin 2024 et le rythme de transactions augmente. Mais « seuls les logements proposés à des prix cohérents avec le marché actuel trouvent preneur en moins de trois mois, car les acquéreurs sont très pragmatiques et ne visitent plus ceux qui sont surévalués », constate Nathalie Naccache, directrice des agences Fortis Immo.
Du Ier au IVe arrondissement, seuls les biens en parfait état et situés à une jolie adresse peuvent désormais se négocier entre 12 000 et 16 000 euros du mètre carré. De rares microsecteurs très haut de gamme avec des biens exceptionnels dépassent les 17 000 euros. A l’autre bout du spectre, un logement à rafraîchir près des Halles vaut autour de 10 000 euros et « seulement » 9 000 euros en moyenne à proximité des grands boulevards.
De l’autre côté de la Seine, les appartements de standing se négocient au-delà de 15 000 euros dans les Ve, VIe et VIIe arrondissements. Une belle adresse, une terrasse et une vue dégagée font grimper la côte jusqu’à 25 000 euros. Mais attention : « un appartement à rafraîchir à un étage inférieur ne trouvera jamais preneur à ces prix », affirme Pascale Constans, directrice de Propriétés parisiennes Sotheby’s. Dans ces trois arrondissements, « l’offre de logements classiques est suffisante, les prix restent donc stables », confirme Jean-Baptiste Cervesi, directeur associé chez de Ferla.
Au sud de la rive gauche, le marché est aussi reparti dans les XIIIe, XIVe et XVe arrondissements, mais sans excès. Au nord du métro aérien, les prétentions des vendeurs restent encore trop élevées. Le marché est plus dynamique au sud. « Notre volume de transactions a fortement progressé depuis début 2025 », indique Thomas Trigoulet, responsable transactions chez Century21-Lutèce immobilier Paris 13. Dans le XIIIe centre et sud, les tarifs moyens vont de 7 500 à 9 000 euros, mais il faut tabler sur 10 à 15 % de moins dans une tour ou une grande copropriété énergivore. Dans le XIVe, les prix évoluent entre 8 500 et 10 000 euros, ce plafond étant franchi seulement par les beaux appartements proches de la mairie, de Denfert ou de Montparnasse. Quant aux prix moyens au centre et sud du XVe arrondissement, ils oscillent entre 7 000 et 12 000 euros.
A l’ouest, le nombre de logements disponibles dans les quartiers chics et huppés du VIIIe, XVIe et XVIIe est plus large et les négociations plus serrées. En moyenne, il faut compter de 14 000 à 20 000 euros pour un logement bourgeois exceptionnel et plutôt de 9 000 à 13 000 euros pour un appartement plus classique.
Le large secteur « bobo » de la capitale, du IXe au XIe arrondissement, est plus actif grâce à des prix moyens plus bas. Selon la qualité des biens et le quartier, il faut compter de 9 000 à 13 000 euros. « Seuls les logements sans défaut, en bon état et lumineux se négocient plus de 14 000 euros », affirme Nathalie Naccache. Les tarifs dégringolent au nord, à l’approche des gares de l’Est et du Nord et à proximité du métro aérien, où les logements à rénover trouvent preneur autour de 7 000 euros du mètre carré.
Le marché est également reparti dans les XIIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements. Tablez sur des prix moyens compris entre 8 000 à 12 500 euros pour un logement classique. Les tarifs grimpent de 10 à 15 % pour les biens dotés d’une vue sur les Buttes Chaumont, à proximité de l’avenue Junot ou de la Bastille. En revanche, ils peinent à dépasser les 7 000 euros du mètre carré aux abords des portes de Paris.
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