Soutenez une rédaction professionnelle au service de la Bretagne et des Bretons
Rubriques
Articles
Votre carte de paiement arrive à expiration. Mettez la à jour, afin de continuer à profiter de votre abonnement.
Votre carte de paiement arrive à expiration.
Votre compte n’a pas encore été validé. Afin de bénéficier de l’ensemble des services du Télégramme, pensez à valider votre adresse email depuis l’email que nous vous avons envoyé.
Votre compte n’a pas encore été validé. Afin de bénéficier de l’ensemble des services du Télégramme, pensez à valider votre adresse email depuis l’email que nous vous avons envoyé.
Par Romain Leroux
La métropole rennaise a décidé de miser sur le bail réel solidaire. Lancé en 2018, ce dispositif d’accession sociale à la propriété est désormais accessible à neuf locataires rennais sur dix.
« On a pu acheter une maison T5 de 104 m² avec quatre chambres dans Rennes à 226 000 euros ». Tildaz et Julie ont emménagé dans leur maison neuve, ZAC de Baud-Chardonnet, juste avant l’été. Pour devenir propriétaires, à un prix inférieur au marché, ce couple et ses deux enfants ont pu bénéficier du programme Bail réel solidaire (BRS).
L’idée ? Dissocier le prix du logement en lui-même et le prix du terrain. Sous conditions de ressources, les acquéreurs deviennent propriétaires des murs mais pas du foncier, qui reste dans les mains de la puissance publique. Avec un revenu mensuel de 3 200 euros par mois à eux deux, Tildaz et Julie, jusque-là locataires à La Bellangerais, ne pouvaient « pas acheter à Rennes en accession libre ». Comme beaucoup de ménages de la classe moyenne.
Dans la métropole rennaise, pionnière en la matière depuis 2018, 629 logements en bail réel de solidarité ont été livrés. Cela a permis à ces nouveaux propriétaires d’acheter leur logement 15 à 50 % moins cher (selon les ressources de l’acquéreur et le lieu d’achat).
Mais la présidente de la métropole et maire de Rennes Nathalie Appéré a décidé de passer « la surmultipliée. On souhaite généraliser ce dispositif. On avait présenté en fin d’année dernière un objectif de 600 constructions de logements par an en BRS (sur les 5 000 que la Métropole souhaite bâtir chaque année). Désormais, on s’est fixé l’objectif de 1 700 logements en BRS par an. »
Un objectif élevé. La raison ? L’État a considérablement élargi les critères pour bénéficier de ce dispositif. D’abord limité aux personnes dont les revenus ne dépassaient pas 2 358 euros par mois pour une personne seule (4 573 euros pour un couple avec deux enfants), il est désormais accessible à des foyers dont les revenus mensuels atteignent jusqu’à 7 325 euros (pour un couple avec deux enfants). « À Rennes, neuf locataires sur dix sont désormais éligibles au bail réel solidaire », pointe Nathalie Appéré.
Quatre tranches ont ainsi été créées selon le niveau de ressource dans la métropole, une première en France. Pour ceux dont les revenus sont les plus faibles (appelés BRS 1, soit 2 358 euros par mois pour une personne seule, 4 573 euros pour un couple avec enfants) le prix d’achat au mètre carré revient à 2 800 euros, contre environ 5 000 euros à Rennes (prix médian). En clair, un appartement T3 de 65 m² reviendra à 182 000 euros. Pour les autres, le prix au mètre carré passera à 3 200 euros, 3 800 euros ou 4 200 euros.
Immobilier à Rennes : pourquoi (presque) tous les ménages vont pouvoir acheter moins cher
Vous aimez la Bretagne ? Vous allez adorer l’application du Télégramme. Profitez d’une expérience de lecture personnalisée et d’un accès rapide à l’actualité de votre commune.